La France ne sera pas représentée à l'édition 2026 du concours Miss Univers, qui doit se tenir à Porto Rico. La société Miss France a annoncé ce jeudi 28 mai qu'elle renonce à envoyer une candidate, une décision motivée par une série de scandales ayant entaché l'édition 2025 et par une divergence croissante de valeurs avec l'organisation internationale.
Une décision fondée sur les valeurs
Dans un communiqué, la Société Miss France explique que « cette décision s’inscrit dans une volonté de rester fidèle à l'identité, aux engagements et aux valeurs du concours Miss France, qui, à ce stade, ne sont plus en adéquation avec l’évolution et les orientations récentes du concours international ». L'organisation ajoute que sa responsabilité est de « garantir la fidélité et l'intégrité » de ses propres principes, alors que l'édition 2025 de Miss Univers a été marquée par « de nombreux dysfonctionnements » et incidents.
Le précédent de 2025
Ces dysfonctionnements, qualifiés de « grande pagaille » par plusieurs observateurs, ont échaudé les dirigeants de Miss France. Si le communiqué ne détaille pas précisément la nature des incidents, il fait référence à des problèmes organisationnels et à des scandales qui ont terni l'image du concours l'année précédente. Cette situation a conduit la société française à prendre du recul et à estimer que les orientations récentes du concours international ne correspondent plus à ses propres standards.
Une participation historique en question
L'organisation rappelle que « la participation à Miss Univers a toujours représenté un moment fort et une belle opportunité de faire rayonner la France à l’international ». Malgré ce constat, elle a choisi de privilégier la cohérence de son image et de ses engagements. Le communiqué ne précise pas si la France envisage de revenir pour l'édition 2027, laissant planer l'incertitude sur une éventuelle participation future.
Un retrait qui interroge
Ce choix intervient dans un contexte où Miss Univers a tenté ces dernières années de moderniser son image, en levant notamment l'interdiction des candidates mariées, divorcées, mères ou transgenres. Mais ces évolutions, couplées aux polémiques de 2025, semblent avoir créé une rupture avec la vision portée par Miss France. L'absence de candidate française à Porto Rico marque ainsi un signal fort de l'organisation française, qui entend préserver son identité et ses valeurs face à un concours qu'elle juge désormais trop éloigné de ses principes.