La Cour suprême de l'Alaska a tranché. Lundi 29 juin, elle a ordonné l'inclusion sur le bulletin de vote des primaires de Dan J. Sullivan, un challenger homonyme du sénateur républicain sortant Dan S. Sullivan. Cette décision met un terme à plusieurs semaines de polémiques judiciaires et politiques à quelques jours de la date limite d'impression des bulletins pour le scrutin du 18 août.

Les arguments des Républicains

Le camp du sénateur sortant dénonçait une manœuvre orchestrée par les démocrates pour semer la confusion dans l'électorat. Selon des allégations relayées par plusieurs responsables du parti, Dan J. Sullivan aurait été recruté par des militants démocrates afin d'attirer des suffrages républicains vers le nom « Sullivan », favorisant ainsi la candidate démocrate Mary Peltola, ancienne représentante à la Chambre des États-Unis. Les Républicains pointaient plusieurs indices : le challenger — jusque-là peu connu — s'était enregistré comme républicain peu avant sa candidature en mai ; son site de campagne présentait des similitudes graphiques avec celui de l'élu sortant ; il aurait eu par le passé des donations à des candidats démocrates, dont Mary Peltola elle-même.

Le rejet des accusations

Mary Peltola et les instances démocrates locales ont formellement nié toute implication dans la candidature de Dan J. Sullivan. Ce dernier, ancien professeur et ex-employé du Service des forêts des États-Unis, a quant à lui affirmé mener une campagne sérieuse pour battre l'incumbent. Il réside à Petersburg, en Alaska.

Le parcours judiciaire

La division électorale de l'Alaska, sous la tutelle du lieutenant-gouverneur républicain, avait initialement radié le candidat homonyme. Elle invoquait l'absence de « bonne foi » de sa candidature. Mais le juge Thomas Matthews, de la cour supérieure de l'État, avait annulé cette décision la semaine précédente. Il estimait qu'aucune loi ou règlement ne permettait d'exclure un candidat sur ce seul critère.

« Malgré l'affirmation de la division selon laquelle M. Sullivan peut être exclu du scrutin parce qu'il manque de