Deux individus de l’espèce Popillia japonica, plus communément appelée scarabée japonais, ont été piégés ces dernières semaines dans la région de Strasbourg. Le premier a été découvert dans un piège installé dans l’agglomération strasbourgeoise à la fin du mois de juin, et le second a été capturé quelques jours plus tard dans le même secteur, selon les informations communiquées par la préfecture.
Classé comme organisme nuisible, ce coléoptère originaire de l’est de l’Asie est considéré comme une espèce exotique envahissante en Amérique du Nord, où il a été introduit accidentellement dès 1916. Présent en Suisse et en Italie, il avait déjà été signalé en 2025 dans les départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. Les autorités redoutent désormais qu’il ne parvienne à s’installer durablement en Alsace.
Des « auto-stoppeurs » transportés par les véhicules
Les deux spécimens récemment interceptés sont qualifiés par la préfecture d’« individus autostoppeurs », c’est-à-dire qu’ils ont probablement été transportés passivement par des moyens de transport humains, comme des camions ou des voitures. Cette capacité à voyager sur de longues distances via les infrastructures de transport rend la surveillance particulièrement délicate.
Un ravageur capable d’attaquer plus de 300 plantes
Le scarabée japonais représente une menace sérieuse pour l’agriculture et les espaces verts. Les larves se développent dans le sol et se nourrissent des racines de nombreuses plantes cultivées : gazon, blé, avoine, orge ou encore pomme de terre. Les adultes, quant à eux, consomment les feuilles d’environ 300 espèces de végétaux, provoquant un défeuillage partiel ou total. Les arbres fruitiers, le maïs et le soja figurent parmi les cultures les plus vulnérables.
Comment reconnaître l’insecte et que faire ?
D’une taille d’environ un centimètre, Popillia japonica se distingue par cinq touffes de poils blancs disposées de chaque côté de l’abdomen, ainsi que deux touffes supplémentaires à l’extrémité. Face à ce risque, la préfecture invite la population à signaler tout individu suspect aperçu dans la nature. Les signalements permettent de localiser rapidement les foyers et d’organiser une réponse adaptée pour empêcher la propagation de l’espèce.