Le maire de Fleurance, commune du Gers où la jeune Lyhanna a disparu, a haussé le ton jeudi. Alors que l'enquête se poursuit, l'élu local a vivement critiqué le fonctionnement de l'administration, dénonçant un « dysfonctionnement d'État, de la France ». Selon ses déclarations, les lenteurs et les lacunes dans la gestion de la disparition relèveraient d'une carence institutionnelle.
Cette sortie intervient quelques jours après un premier appel à la retenue et à la dignité adressé aux habitants. Le maire avait alors demandé à la population de faire preuve de sang-froid et de ne pas céder aux rumeurs. Mais face à l'évolution du dossier, sa position s'est durcie.
Dans le même temps, le cabinet du président de la République a pris contact avec lui. L'édile a indiqué avoir « enfin » reçu des mots qu'il juge « à la hauteur de la situation ». Il n'a pas précisé la teneur exacte de ces échanges, mais a salué cette attention après un silence qu'il estimait préoccupant.
Sur le plan judiciaire, les investigations se poursuivent. Un corps a été découvert portant des vêtements similaires à ceux de l'adolescente, et une autopsie est en cours. Les résultats sont attendus pour confirmer ou infirmer un lien avec la disparition de Lyhanna.
La municipalité de Fleurance, sous le choc, tente de maintenir le calme. Le maire a multiplié les gestes de soutien à la famille et aux proches de la jeune fille. Il appelle désormais à une réflexion plus large sur les moyens alloués à la protection de l'enfance et à la réactivité des services publics face à ce type de drame.