L’ancien chef du gouvernement Dominique de Villepin a pris position dans la controverse née des remarques de l’ambassadeur d’Israël en France concernant le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. Interrogé sur ce sujet, l’ex-Premier ministre a répondu sans ambages : « oui, c’est de l’ingérence ».
Cette prise de parole vient s’ajouter aux réactions suscitées par les propos tenus par le diplomate israélien. Sans détailler les termes exacts employés par l’ambassadeur, Dominique de Villepin a clairement qualifié la démarche d’immixtion d’un représentant étranger dans le débat politique national.
Les déclarations de l’ancien locataire de Matignon interviennent dans un contexte où les relations entre la France et Israël font l’objet d’une attention soutenue. Le traitement réservé à Jean-Luc Mélenchon par les autorités israéliennes, via leur ambassadeur, a déjà provoqué des réactions sur la scène politique française.
Dominique de Villepin, qui a occupé le poste de Premier ministre de 2005 à 2007, est connu pour ses positions affirmées en matière de politique étrangère. Il avait notamment marqué les esprits par son discours à l’ONU en 2003 contre l’intervention américaine en Irak. Sa qualification d’« ingérence » à l’encontre de l’ambassadeur d’Israël pourrait relancer le débat sur les limites de l’intervention diplomatique dans les affaires intérieures.
Pour l’heure, ni l’ambassade d’Israël à Paris ni le gouvernement français n’ont officiellement réagi à cette déclaration de Dominique de Villepin.