Le locataire de la Maison-Blanche s'est exprimé mercredi 3 juin devant la presse réunie dans le Bureau ovale pour faire le point sur les négociations en cours avec l'Iran. Selon Donald Trump, un accord pourrait être trouvé « ce week-end », une échéance qu'il a présentée comme imminente. « Cela pourrait arriver pendant le week-end », a-t-il déclaré, sans toutefois préciser la nature exacte des discussions ni les contours d'un éventuel compromis.

Le dirigeant républicain a également profité de cette prise de parole pour clarifier sa position sur l'articulation des différents dossiers régionaux. Alors que Téhéran souhaite lier les pourparlers sur son programme nucléaire aux discussions concernant le Liban, Donald Trump a exprimé une approche contraire. Il a indiqué vouloir « séparer » ces deux volets, marquant ainsi une divergence de fond avec la position iranienne. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Washington et Téhéran, où les échanges diplomatiques alternent avec les menaces de représailles.

Des discussions sous haute tension

Les déclarations du président américain surviennent alors que les contacts indirects entre les deux pays se multiplient depuis plusieurs semaines, sans qu'aucun cadre formel n'ait été officialisé. L'évocation d'un possible aboutissement « ce week-end » suggère une accélération du calendrier, même si aucun responsable iranien n'a réagi publiquement à cette affirmation dans l'immédiat. La séparation voulue par Donald Trump entre le dossier nucléaire iranien et la situation libanaise reflète une stratégie de morcellement des enjeux, destinée à éviter des concessions croisées que Washington juge inacceptables.

Un calendrier serré

Si l'hypothèse d'un accord dans les prochains jours se confirmait, cela marquerait une inflexion majeure dans la politique étrangère américaine au Moyen-Orient. Cependant, rien n'indique pour l'instant que la partie iranienne partage cette lecture optimiste du calendrier. Les prochaines heures diront si les prédictions du chef de l'État américain se vérifient ou si les négociations nécessiteront davantage de temps, comme cela a été le cas à de nombreuses reprises par le passé.

Enjeux régionaux

La question libanaise, que Donald Trump souhaite traiter séparément, reste inextricablement liée aux équilibres régionaux, l'Iran exerçant une influence déterminante via le Hezbollah. La dissociation réclamée par le président américain pourrait compliquer les pourparlers, Téhéran considérant que les deux dossiers sont interconnectés. À ce stade, aucune information n'a filtré sur les modalités concrètes de la séparation souhaitée par Washington.