Le 5 juillet 2026, Édouard Philippe, candidat d'Horizons à l'élection présidentielle de 2027, a tenu un meeting à l'Adidas Arena à Paris pour lancer officiellement sa campagne. Devant plusieurs milliers de soutiens, il a prononcé un discours programmatique de près d'une heure, articulé autour de plusieurs thématiques fortes.

Dette et crédibilité budgétaire

Dans une charge ironique, le maire du Havre a taclé ses adversaires politiques en déclarant : « La dette est abyssale mais ce n'est pas si grave », une formule visant à dénoncer ce qu'il considère comme un manque de sérieux budgétaire de la part de Marine Le Pen, Olivier Faure et Jean-Luc Mélenchon. Il a accusé ces oppositions de ne pas prendre la mesure des déséquilibres financiers du pays.

Réforme des retraites : une question à trancher par l'élection

Sur le dossier des retraites, Philippe a insisté sur la nécessité de soumettre le sujet au verdict des urnes. « Je veux que l'élection de 2027 soit l'occasion de trancher la question la plus importante », a-t-il affirmé, estimant que seule une légitimité populaire permettrait de définir l'avenir du système.

Éducation : une confiance abîmée

Le candidat s'est également exprimé sur l'état de l'école, jugeant que « cette confiance est aujourd'hui érodée, corrodée, affadie et remise en cause ». Il a plaidé pour un réinvestissement massif dans l'éducation nationale, condition selon lui de la réussite des générations futures.

Attaque frontale contre le Rassemblement national

Dans un passage très politique, Édouard Philippe a qualifié le RN d'« en même temps qui ne s'assume pas », reprenant à son compte le concept macroniste pour mieux le retourner contre le parti de Marine Le Pen. Il a dénoncé les contradictions du discours frontiste, particulièrement sur les questions économiques et européennes.

Humilité sur son propre bilan

L'ancien chef du gouvernement a aussi fait preuve d'autocritique, reconnaissant que « comme tous les Premiers ministres, je n'ai pas tout bien fait ». Cette humilité affichée visait à rassurer un électorat en quête de sincérité, tout en marquant une différence de style avec ses concurrents.

Un appel à investir pour la jeunesse

En conclusion de son discours, Philippe a lancé un vibrant plaidoyer : « Nous ne faisons pas assez pour nos enfants et pour la France de demain ». Il a promis de faire de l'investissement dans la jeunesse et de la préparation de l'avenir le cœur de sa proposition présidentielle.

Au total, ce meeting de l'Adidas Arena a permis à Édouard Philippe de poser les jalons d'une campagne qu'il veut centrée sur le sérieux budgétaire, la refondation éducative et la clarté politique, tout en se posant en alternative crédible face aux extrêmes.