La capitale syrienne a été secouée, mardi 7 juillet, par une double explosion survenue à proximité de l'hôtel où séjournait le président français, Emmanuel Macron, en visite dans le pays. Selon les autorités, 18 personnes ont été légèrement blessées.

D'après les premiers éléments, un engin en cours de désamorçage par les forces de sécurité aurait explosé, provoquant une première déflagration. Quelques minutes plus tard, une seconde explosion a retenti dans le même secteur. Les circonstances précises restent à établir, mais cet incident intervient dans un climat de tension sécuritaire accru.

Un contexte d'instabilité persistante

La Syrie est confrontée à de multiples défis depuis le départ de l'ancien président Bachar al-Assad, fin 2024, et l'arrivée au pouvoir d'Ahmed al-Sharaa. Le chômage reste élevé et l'État de droit demeure fragile. Mardi dernier, un attentat à la bombe visant un café de Damas a fait neuf morts.

La responsabilité de cette nouvelle attaque n'a pas été revendiquée. Les soupçons se portent sur les restes du groupe État islamique (EI), qui conserve une capacité d'action dans la région. Selon les Nations unies, le groupe compterait encore entre 1 500 et 3 000 combattants en Syrie et dans l'Irak voisin.

L'ombre de l'EI

« L'EI est toujours présent et toujours actif », a commenté Aron Lund, chercheur au Century International, un institut de réflexion basé à New York. « Il ne s'agit pas vraiment de chiffres. Il suffit de quelques personnes pour fabriquer et poser une bombe et créer un impact démesuré », a-t-il ajouté, en référence aux capacités résiduelles du groupe.

La visite d'Emmanuel Macron, premier dirigeant européen à se rendre en Syrie depuis la chute du régime al-Assad, avait une portée symbolique forte. Les explosions n'ont pas fait de victimes parmi la délégation française, selon les informations disponibles.

Les autorités syriennes ont ouvert une enquête pour déterminer les auteurs de ces attaques, qui illustrent les fragilités sécuritaires du pays malgré les progrès politiques accomplis.