Une enquête conjointe de plusieurs médias internationaux, publiée le 2 juillet 2026, révèle que la Russie a mené pendant dix-huit mois une vaste campagne de surveillance par drones de sites nucléaires et militaires à travers l'Europe. Cette opération aurait notamment permis à Moscou de cartographier les lacunes de la défense aérienne de l'OTAN.

L'enquête s'appuie sur l'analyse de données de vol, de communications interceptées et de témoignages d'anciens responsables. Elle décrit une opération systématique, débutée au début de l'année 2025, impliquant plusieurs types de drones, civils comme militaires, lancés depuis des navires russes opérant en mer du Nord et en mer Baltique. Une piste évoque l'utilisation de la « flotte fantôme » de pétroliers russes pour le déploiement de ces engins.

Des sites sensibles ciblés

Parmi les cibles identifiées figurent des bases aériennes abritant des armes nucléaires américaines, comme celle de RAF Lakenheath, au Royaume-Uni, ainsi que des centrales nucléaires civiles dans plusieurs pays d'Europe de l'Ouest. L'activité de drones a été détectée au-dessus de ces installations des mois avant que des armes nucléaires américaines n'y soient déployées, selon les documents consultés. Les survols auraient permis de recueillir des images détaillées et de tester les temps de réaction des défenses.

Cartographie des failles de l'OTAN

L'un des objectifs majeurs de cette campagne, selon les auteurs de l'enquête, était d'identifier les zones non couvertes ou faiblement protégées par les systèmes antiaériens de l'Alliance atlantique. Les drones auraient emprunté des itinéraires spécifiques pour sonder les radars et les batteries de missiles sol-air, établissant ainsi une carte précise des vulnérabilités. Cette cartographie pourrait servir, en cas de conflit, à planifier des frappes ou des infiltrations.

Des réactions officielles contrastées

Les autorités russes n'ont pas commenté ces révélations. De leur côté, les responsables de l'OTAN ont confirmé avoir observé une augmentation significative des vols non autorisés de drones à proximité de sites sensibles depuis 2025, mais sans pouvoir attribuer formellement ces activités à la Russie jusqu'à cette enquête. Plusieurs gouvernements européens ont annoncé qu'ils allaient renforcer la protection de leurs installations critiques et réexaminer leurs protocoles de détection des drones.

Des implications pour la sécurité européenne

Cette affaire soulève des questions majeures sur la sécurité des infrastructures nucléaires et militaires en Europe. Elle met en lumière la capacité de la Russie à mener des opérations de renseignement sophistiquées en plein territoire de l'OTAN, sans être détectée pendant une période prolongée. Les experts en sécurité estiment que ces révélations devraient conduire à une refonte des dispositifs de défense antiaérienne et à une coopération renforcée entre les services de renseignement alliés.