Le président de la République, Emmanuel Macron, s’est montré « confiant » sur les perspectives d’adhésion du Monténégro à l’Union européenne, a-t-il déclaré dans une prise de parole dont les médias se sont fait l’écho ce mercredi.

Cette déclaration intervient alors que le processus d’élargissement de l’UE connaît des évolutions. Le Monténégro, pays des Balkans occidentaux, a officiellement entamé les négociations d’adhésion en 2012 et a ouvert l’ensemble des chapitres de négociation. Toutefois, la progression du pays vers une intégration pleine et entière au bloc communautaire reste conditionnée à des réformes structurelles, notamment dans les domaines de l’État de droit, de la lutte contre la corruption et de l’indépendance de la justice.

Le chef de l’État français n’a pas détaillé les éléments précis qui fondent sa confiance, mais son optimisme intervient dans un contexte où plusieurs pays des Balkans occidentaux cherchent à accélérer leur rapprochement avec Bruxelles. La France, longtemps perçue comme un État membre réservé sur l’élargissement, a récemment adopté une position plus favorable, sous réserve que les candidats satisfassent aux critères exigés.

Un processus de longue haleine

Le Monténégro a obtenu le statut de candidat à l’UE en 2010, et les négociations formelles ont débuté deux ans plus tard. En 2024, le pays avait déjà provisoirement clos plusieurs chapitres, mais les progrès sur les questions fondamentales — chapitres 23 et 24 portant sur la justice, les droits fondamentaux et la sécurité — suscitent régulièrement l’attention de la Commission européenne. Des rapports antérieurs ont souligné la nécessité pour Podgorica de renforcer l’efficacité de son système judiciaire et de lutter plus résolument contre la criminalité organisée.

L’appui de Paris pourrait constituer un signal positif pour la dynamique d’élargissement dans les Balkans. D’autres pays de la région, comme la Serbie, l’Albanie, la Macédoine du Nord, la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo, sont également engagés à des stades divers dans le processus d’adhésion.

Un signal pour la région

En exprimant sa confiance, Emmanuel Macron s’inscrit dans une séquence diplomatique où plusieurs dirigeants européens ont appelé à ne pas laisser les Balkans occidentaux dans l’attente indéfinie. La guerre en Ukraine a également relancé les réflexions stratégiques sur l’élargissement, certains États membres estimant que l’UE doit consolider son influence et sa stabilité dans son voisinage immédiat.

Le président français n’a pas précisé de calendrier pour l’entrée du Monténégro dans l’UE, mais ses propos sont perçus comme un encouragement pour les autorités monténégrines à poursuivre les réformes nécessaires.