Des fouilles archéologiques menées dans le désert égyptien ont permis de mettre au jour les vestiges d’une cité remontant à l’époque byzantine. Cette découverte, qualifiée de majeure par les autorités, livre un éclairage inédit sur la vie quotidienne dans la région au VIe siècle.
Le site se trouve dans l’oasis de Dakhla, une zone reculée du désert occidental. Les archéologues y ont identifié les restes d’une communauté qu’ils décrivent comme « pleinement opérationnelle », selon le communiqué officiel publié début juillet. Les ruines témoignent d’une organisation urbaine soignée, avec des rues se coupant à angle droit, délimitant des places et des espaces publics.
Une basilique et des tours de guet
Au cœur de l’agglomération se dresse une basilique encore partiellement debout. Deux tours de guet, qui devaient protéger les accès, ont également été repérées. Les quartiers résidentiels sont identifiables, et les chercheurs ont retrouvé des cuisines ainsi que des meules en pierre destinées à broyer les céréales.
Hisham El Leithy, secrétaire général du Conseil suprême des antiquités, a précisé que « la cité a été bâtie selon un plan d’urbanisme précis, avec des axes nord-sud croisés par des rues est-ouest formant des places ouvertes et des espaces publics ». Au centre, a-t-il ajouté, se trouve une basilique.
Objets et documents exhumés
Les fouilles ont également livré de nombreux artefacts : des pièces de bronze à l’effigie des empereurs byzantins, certaines ornées d’inscriptions latines ou de symboles religieux, ainsi que des flacons ayant servi à conserver des huiles et des parfums. Des documents écrits, notamment des échanges commerciaux et de la correspondance, ont été retrouvés, offrant un aperçu des activités économiques de l’époque.
Dix-huit tombes antiques sur un autre site
Parallèlement, une autre équipe d’archéologues a mis au jour dix-huit tombes anciennes sur le site de Marina el-Alamein, situé à environ cent kilomètres à l’ouest d’Alexandrie, sur la côte méditerranéenne. Un sarcophage contenant des ossements y est actuellement étudié par des spécialistes.
Un atout pour le tourisme égyptien
Le gouvernement égyptien mise sur ces découvertes pour dynamiser encore le secteur touristique, déjà en pleine croissance. L’année passée, le pays a accueilli dix-neuf millions de visiteurs. Les autorités espèrent que ces nouvelles révélations archéologiques attireront un nombre record de curieux.
Cette cité byzantine, longtemps enfouie sous les sables, devient ainsi un témoignage supplémentaire de la richesse historique de l’Égypte, qui ne cesse de livrer des trésors du passé.