À l’image de l’ouverture du tournoi, les organisateurs de la Coupe du monde 2026 ont misé sur un show de mi-temps conçu à l’américaine pour le match décisif opposant l’Espagne à l’Argentine, dimanche à New York. Le spectacle, qui s’est tenu dans la foulée de la première période, a vu défiler plusieurs vedettes internationales, suscitant une adhésion quasi unanime parmi les spectateurs américains.
Le half-time show a débuté avec l’arrivée de Madonna juchée sur un buggy, accompagnée des anciennes gloires du football brésilien Ronaldo et Ronaldinho. La chanteuse a interprété plusieurs de ses tubes avant de laisser la scène au groupe sud-coréen BTS, puis à Shakira. La programmation de cette dernière avait été l’objet d’une controverse humoristique quelques semaines plus tôt, un faux compte ayant annoncé la présence d’une « fausse » Shakira — la véritable artiste colombienne a bien foulé la pelouse du MetLife Stadium.
Un pari audacieux mais payant
« Pourquoi ne pas américaniser ça ? », résume un spectateur new-yorkais interrogé après le spectacle. La formule, empruntée au Super Bowl — dont la mi-temps est un événement culturel majeur aux États-Unis — a visiblement trouvé son public. Le show a été conçu pour rivaliser avec les productions XXL de la NFL, mêlant effets pyrotechniques, chorégraphies millimétrées et une succession de stars planétaires.
Les commentateurs américains ont salué la capacité de la FIFA à s’adapter aux goûts du public local, tout en conservant une dimension internationale via la présence de BTS et de Shakira. Le spectacle a été qualifié de « digne du Super Bowl » par plusieurs observateurs, un compliment rare pour une compétition footballistique.
Un contexte politique et people
La tribune officielle a également attiré l’attention, avec la présence de Donald Trump, ancien président des États-Unis, et de l’acteur Tom Cruise. Leurs apparitions ont été largement commentées sur les réseaux sociaux, ajoutant une couche people à un événement déjà très médiatisé.
Des critiques, mais minoritaires
Si l’enthousiasme domine outre-Atlantique, certains puristes du football regrettent que le sport soit relégué au second plan. La démesure du show — entre décors gigantesques, invités surprise et mise en scène hollywoodienne — a éclipsé, selon eux, l’enjeu sportif de la finale. Ces voix restent néanmoins marginales face à l’engouement général, notamment parmi les jeunes téléspectateurs américains, plus familiers du modèle Super Bowl que des traditionnelles pauses musicales des Coupes du monde.
Un précédent pour l'avenir ?
Ce half-time show marque une première dans l’histoire de la Coupe du monde. Alors que les éditions précédentes offraient des intermèdes musicaux souvent folkloriques ou locaux, l’édition 2026, organisée aux États-Unis, a franchi un cap dans le divertissement. Reste à savoir si ce format sera pérennisé lors des prochaines éditions, ou s’il restera une exception américaine. En attendant, les organisateurs peuvent se targuer d’avoir livré un show qui a fait l’unanimité sur le sol américain.