Euro-Office, une suite bureautique open source et souveraine, doit voir le jour le 9 juin prochain. Développée par des entreprises technologiques européennes, cette solution se présente comme une alternative clé en main à Microsoft Office et Google Docs. Destinée en priorité aux gouvernements et aux entreprises, elle ambitionne de renforcer la souveraineté numérique du Vieux Continent.

L'École polytechnique a renoncé à son projet de migration vers Microsoft 365, après une bataille juridique de plusieurs mois. La direction de l'établissement a suspendu le projet, cédant face aux attaques du Conseil National du Logiciel Libre (CNLL). Cette décision est perçue comme une victoire pour les partisans de la souveraineté numérique, qui craignaient que les données de la recherche française soient soumises aux lois extraterritoriales américaines. L'abandon de ce projet a provoqué une onde de choc dans le monde de l'enseignement supérieur et de la tech en France.

La Commission européenne s'apprête à publier un projet sur la souveraineté technologique incluant une stratégie open source. Celle-ci donnerait la priorité au logiciel libre dans la commande publique, notamment dans les domaines du cloud et de l'intelligence artificielle. L'institution élève ainsi le logiciel libre au rang de levier de politique industrielle.

Dans le Perche, la communauté de communes du Pays de Mortagne-au-Perche (Orne) promeut l'utilisation de logiciels libres, mettant en avant des arguments économiques et de souveraineté. L'administration locale encourage les usagers à adopter ces outils pour réduire leur dépendance aux géants de la tech.

CrowdStrike et Google ont conjointement démantelé un botnet baptisé GlassWorm. Actif depuis deux ans, ce réseau de machines compromises ciblait spécifiquement les développeurs open source. Il visait à voler leurs identifiants et à injecter des malwares dans des dépôts GitHub, menaçant ainsi l'intégrité de nombreux projets collaboratifs.