L’exécutif explore une voie pour responsabiliser financièrement les auteurs de violences urbaines. Le Premier ministre a demandé aux ministres concernés de préparer les textes visant à prélever les sommes dues sur les prestations sociales perçues par les casseurs.
L’objectif est de remplacer le système actuel, où la collectivité prend en charge les réparations, par un mécanisme où les fauteurs de troubles paient eux-mêmes. Cette réflexion s’inscrit dans le sillage des violences qui ont éclaté après la victoire du Paris Saint-Germain, entraînant d’importants dégâts matériels.
Concrètement, le gouvernement entend utiliser les aides sociales comme levier de paiement. Les services juridiques des ministères sont mobilisés pour étudier la faisabilité d’une telle mesure, notamment au regard des droits fondamentaux. Aucun calendrier précis n’a été communiqué.
Cette initiative marque une volonté de durcir la réponse aux débordements, en faisant peser le coût des destructions sur leurs auteurs plutôt que sur la communauté dans son ensemble. Matignon n’a pas encore détaillé les modalités exactes du dispositif envisagé.