Alors que les sessions parlementaires entrent dans leur dernière ligne droite, les membres du gouvernement multiplient les efforts pour faire voter leurs textes législatifs phares. Deux dossiers concentrent particulièrement les inquiétudes : la réforme sur la fin de vie et le budget des armées. L'exécutif souhaite les voir adoptés avant la clôture des travaux, mais un obstacle de taille se dresse sur sa route.
Le président du Sénat, Gérard Larcher, se montre en effet réticent à l'idée de prolonger l'ouverture des débats à la fois à l'Assemblée nationale et au Sénat. Cette réticence, perçue comme un frein délibéré, pourrait compromettre l'aboutissement de plusieurs projets de loi. Selon des sources proches des discussions, la fin de la session ordinaire approchant, chaque journée compte pour les ministres qui tentent d'obtenir des compromis ou des accélérations de procédure.
La possibilité que certains textes ne soient pas examinés à temps, et donc abandonnés ou reportés à une prochaine législature, est désormais évoquée. Le sort du projet de loi sur la fin de vie, qui suscite des débats éthiques et politiques nourris, ainsi que celui du budget des armées, crucial pour les engagements internationaux de la France, reste donc en suspens. Le gouvernement cherche encore une issue pour débloquer la situation avant la date butoir.