Budapest vit au rythme du football depuis plusieurs jours. À l’occasion de la finale de la Ligue des champions opposant le Paris Saint-Germain à Arsenal, ce samedi 30 mai, la capitale hongroise voit affluer les supporters des deux camps. Côté parisien, environ 20 000 fans ont pris place dans les tribunes de la Puskas Arena, selon des estimations concordantes. Beaucoup d’entre eux avaient déjà fait le déplacement à Munich l’an dernier pour assister au premier sacre européen du club.

Des fans venus de tous les continents

Le PSG peut compter sur une communauté de supporters disséminée aux quatre coins du globe. Des clubs de fans officiels ont été créés à Lisbonne, Montréal, New York, Singapour, Mexico, Tunis ou encore Sao Paulo. Pour la finale, plusieurs dizaines de membres de ces sections se sont donné rendez-vous à Budapest. Pierre Watiez, président du fan club de New York, est arrivé avec douze compagnons. « C'est fascinant d'être là, confie-t-il. On est tous dans un endroit étranger mais on se sent dans un lieu familier car on est entourés d'amis passionnés du PSG. »

Stan, lui, a effectué un périple de plus de 10 000 kilomètres depuis Singapour avec trois amis. « Le PSG, c'est ma madeleine de Proust », explique-t-il, alors que le jet-lag se fait sentir. Yanis, « capo » du PSG club Montréal, insiste sur la portée symbolique de ce rassemblement : « Ça fait plaisir de voir que le PSG est désormais une équipe qui plaît partout. On a longtemps été considéré comme une équipe bling-bling. Désormais, on représente l'esprit d'équipe et le collectif. »

Des sacrifices financiers assumés

Le coût du déplacement n’a pas freiné les ardeurs. Plusieurs supporters interrogés expliquent avoir dépensé des sommes importantes pour le billet d’avion, l’hébergement et la place dans le stade. L’un d’eux résume : « Dans dix ans, je ne me rappellerais pas du prix. » Emmanuel, président du club de fans de Lisbonne, abonde : originaire de région parisienne et désormais expatrié, il était déjà à Munich l’an dernier. « Cette soirée est fraternelle, dit-il. On ressent des émotions qu'on vit ensemble. On est tous là aujourd'hui, ça ne s'explique pas, ça se vit, ça se ressent. »

Ambiance festive et dispositif de sécurité

Dans le parc Varosliget, à proximité du Champions Park – la fan zone officielle de l’UEFA –, les supporters parisiens se sont retrouvés dans un restaurant en plein air pour une veillée d’armes. Maillots actuels et vintage, écharpes de toutes les sections locales : l’ambiance était bigarrée et bruyante. Yanis décrit l’organisation de son club à Montréal : « Toute l'année, on pose des demi-journées pour voir les matches de Ligue des champions. On organise des visionnages tous ensemble. On arrive à mettre une vraie ambiance de stade avec des chants, des tambours, des mégaphones et même des fumigènes. On essaie d'apporter ce côté ultra d'Europe en Amérique du Nord. »

Côté sécurité, des inquiétudes ont été soulevées par les autorités parisiennes quant à la présence possible de fauteurs de troubles. Un important dispositif policier a été déployé à Budapest et dans les transports pour encadrer les déplacements de supporters.

Un enjeu sportif de taille

Sur le plan sportif, le Paris Saint-Germain vise un deuxième titre consécutif – une performance que seul un club a réalisée dans l’histoire moderne de la compétition. En face, Arsenal, champion d’Angleterre, tente de décrocher sa première Ligue des champions. La rencontre, disputée sous les projecteurs de la Puskas Arena, a finalement tourné à l’avantage des Parisiens au terme d’une séance de tirs au but stressante, offrant aux supporters venus du monde entier une issue pleine d’émotion.