Alors que l'Espagne et l'Argentine s'apprêtent à en découdre pour le titre suprême du football mondial, dimanche 19 juillet à New York, la tension monte d'un cran. Au cœur des préoccupations de la Roja : la gestion des provocations adverses. Le milieu de terrain espagnol Rodri a ainsi exhorté ses partenaires à faire preuve de sang-froid face à l'équipe sud-américaine.
« Il faut être très intelligent, ne pas tomber dans la provocation », a-t-il déclaré. Le joueur a souligné que l'Albiceleste avait l'habitude de tester les limites mentales de ses adversaires, en appuyant sur l'arbitrage et en usant de petits gestes répétés. « Nous savons comment ils jouent. Ils cherchent à te faire sortir de ton match. À nous de rester concentrés sur notre football », a-t-il ajouté.
Un duel de bancs chargé d'histoire
Cette finale met également aux prises deux sélectionneurs liés par une relation d'élève à maître. L'Argentin Lionel Scaloni, 48 ans, a suivi le cursus d'entraîneur UEFA dispensé par la Fédération espagnole à Las Rozas, où son formateur n'était autre que Luis de la Fuente, aujourd'hui à la tête de l'Espagne. Les deux hommes avaient noué des liens étroits à l'époque. « En plus de l'avoir eu comme professeur, j'apprécie sa proximité et sa façon d'être. Le destin a voulu qu'aujourd'hui nous nous retrouvions en finale », a raconté Scaloni après la demi-finale remportée face à l'Angleterre.
De son côté, De la Fuente se souvient d'un Scaloni déjà très engagé dans les débats. « Il avait en lui cette agitation, cette façon de te mettre au défi : "Je ne vois pas ça comme ça." Scaloni débattait de tout, discutait de tout », a-t-il confié. L'actuel sélectionneur argentin a tenu à rappeler le chemin parcouru : « Rien ne nous a été offert sur un plateau », a-t-il lancé, en référence au travail accompli pour hisser son équipe à ce niveau.
La sérénité affichée de De la Fuente
Interrogé sur sa propre nervosité à l'approche de l'échéance, Luis de la Fuente a balayé la question avec humour. « Je suis plus nerveux en hélicoptère qu'en pensant à la finale », a-t-il plaisanté. Avant d'ajouter : « Disputer une finale est un luxe, un privilège. » Le technicien espagnol respire la confiance et s'attache à transmettre la sérénité à ses joueurs.
Dibu Martinez veut éviter les projecteurs
Côté argentin, le gardien Emiliano « Dibu » Martinez, souvent au centre des polémiques par le passé, a adopté un ton mesuré. « Je ne veux pas faire les gros titres », a-t-il soufflé. Un changement d'attitude notable pour celui qui avait créé la controverse lors de précédentes compétitions. Sa présence dans les cages reste toutefois un atout psychologique pour l'Albiceleste, qui compte sur son expérience des grands rendez-vous.
Un choc au sommet entre deux écoles
Au-delà des individualités, ce sont deux philosophies de jeu qui s'affrontent : la maîtrise technique et la possession espagnoles contre la combativité et l'intensité argentines. Les avertissements de Rodri montrent que la Roja se prépare aussi bien mentalement que tactiquement. Les hommes de Luis de la Fuente devront garder leur calme pour espérer décrocher une troisième étoile, tandis que l'Argentine, tenante du titre acquis en 2022, tentera de conserver sa couronne.
Le coup d'envoi de cette finale très attendue sera donné au MetLife Stadium du New Jersey, dans une ambiance promettant d'être électrique.