Un bilan provisoire de 79 interpellations
Les forces de l'ordre ont procédé à au moins 79 interpellations en marge de la finale de la Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et Arsenal, samedi 30 mai. Ce chiffre inclut des gardes à vue et des placements en cellule de dégrisement. Dans la seule matinée, 913 contrôles avaient déjà été réalisés dans l'agglomération parisienne, donnant lieu à quatre arrestations. Une policière a été blessée lors des opérations de maintien de l'ordre.
Des débordements avant et pendant le match
Les heurts ont débuté avant même le coup d'envoi, donné à 18 heures. Plusieurs centaines de supporters se sont rassemblés aux abords du Parc des Princes, où la rencontre était retransmise sur écran géant. Une tentative d'intrusion de 150 personnes dans l'enceinte a été repoussée par les vigiles et les forces de l'ordre. Des pétards et des fumigènes ont été tirés sur les grands boulevards, tandis que des groupes de jeunes tentaient de forcer les barrages de sécurité aux Champs-Élysées. Dans le 16e arrondissement, des commerces ont fermé par précaution dès 17 heures et plusieurs enseignes se sont barricadées, les gérants redoutant des scènes de pillage comme lors du premier sacre parisien en 2025.
Des incidents en province
Des débordements ont également été signalés dans d'autres villes de France. À Lyon, une vingtaine de personnes ont été interpellées après des dégradations et des affrontements avec la police. À Marseille, un groupe d'une centaine d'individus a brièvement bloqué le Vieux-Port en fin de soirée, avant d'être dispersé par les forces de l'ordre. Des heurts moins importants ont eu lieu à Lille, Toulouse et Strasbourg. Dans la capitale, après une accalmie en première période, la tension est remontée d'un cran dans les dernières minutes du match et lors de la séance de tirs au but.
Un dispositif sécuritaire de grande ampleur
Pour encadrer cet événement, 22 000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés sur l'ensemble du territoire, dont 8 000 à Paris. La préfecture de police avait mis en place un périmètre de protection aux abords du Parc des Princes et sur l'avenue des Champs-Élysées, avec interdiction d'y pénétrer avec des boissons alcoolisées ou des engins pyrotechniques. Les commerçants de la plus célèbre avenue du monde avaient reçu pour consigne de fermer à 17 heures ; les hôtels étaient les seuls établissements autorisés à rester ouverts au-delà. Plus de 47 000 personnes étaient attendues au Parc des Princes pour assister à la retransmission du match.
Le contexte d'une finale sous haute tension
La finale PSG-Arsenal s'est déroulée dans un climat de vive inquiétude chez les riverains, après les violences qui avaient émaillé la demi-finale aller contre le Bayern Munich début mai et la victoire de 2025. Un habitant du quartier de la porte de Saint-Cloud a confié : « J'aurais aimé prendre un verre dans un des bars, et je ne sors pas, je reste chez moi. J'ai un peu peur vu ce qui s'est passé l'année dernière. » La gardienne d'un immeuble du 16e arrondissement a indiqué qu'elle avait renforcé les grilles de la porte « pour protéger les vitres s'il y a des coups ». Un gérant de restaurant a expliqué avoir anticipé en fermant à 17 heures : « Pour le match retour, on a dû fermer plus tôt. Aujourd'hui on s'est dit qu'on allait fermer à 17h. »
Le match et l'ambiance populaire
Sur le plan sportif, le PSG, tenant du titre, a remporté la finale contre Arsenal aux tirs au but, après un score de parité 1-1 à l'issue du temps réglementaire. Ousmane Dembélé avait égalisé pour les Parisiens après l'ouverture du score londonienne. La rencontre se déroulait à la Puskas Arena de Budapest, sous une température de 24 degrés. Dans la capitale hongroise, une fan zone avait réuni plusieurs milliers de supporteurs des deux camps. Des scènes de liesse ont été filmées dans les rues de Paris au moment de l'égalisation du PSG. Un concert de rap était organisé au Parc des Princes avant la retransmission. En cas de victoire, une célébration était prévue dimanche au Champ-de-Mars.