Le parquet de Quimper a annoncé vendredi 19 juin la mise en examen d'un homme de 72 ans pour le meurtre de son ancienne compagne, dont les ossements ont été découverts dans le vide sanitaire d'une maison à Bannalec (Finistère). Le suspect a également été mis en cause pour atteinte à l'intégrité d'un cadavre.
Des ossements retrouvés le 6 juin
Les faits remontent au 6 juin, lorsque des ossements humains ont été exhumés du vide sanitaire de la maison que le septuagénaire avait louée pendant plusieurs années. La procureure de la République de Quimper, Cécile Flamet, a précisé que le locataire « n'occupait plus les lieux depuis plusieurs mois déjà, en raison de son état de santé, physique comme psychique ». L'enquête, confiée à la brigade des recherches de la compagnie de gendarmerie de Quimperlé, a permis d'identifier les restes comme appartenant à son ancienne compagne, que les voisins n'avaient plus aperçue depuis plusieurs années.
Un riverain a témoigné que le couple « a commencé à se disputer durant le Covid, en 2020. On les entendait parfois crier. Puis on ne l'a plus vue ». La disparition de la victime remonte donc à plusieurs années, sans que les autorités n'aient été alertées.
Un suspect sous contrôle judiciaire
Le septuagénaire, pour lequel une mesure de tutelle était envisagée avant la découverte, a été placé sous contrôle judiciaire après sa mise en examen. Le pôle criminel de Brest a été saisi, transférant la compétence du dossier au procureur de cette juridiction. Les investigations se poursuivent pour déterminer les circonstances exactes du décès.
Cette affaire rappelle la persistance des violences conjugales meurtrières en France. Selon les derniers chiffres officiels, 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, soit une hausse de 11 % par rapport à 2023.