Donald Trump a officiellement présenté vendredi 19 juin 2026, sur la base aérienne Andrews, le nouvel avion présidentiel Air Force One, un Boeing 747-8 offert par le Qatar. Désigné VC-25B Bridge aircraft par l'armée de l'air américaine, l'appareil doit servir de solution transitoire en attendant la livraison de la future flotte présidentielle, repoussée à 2028 après de nombreux retards et dépassements de coûts.
« Cet avion a été transformé en une Maison-Blanche volante, avec un niveau de luxe jamais vu auparavant », s'est félicité le chef de l'État devant les journalistes. Il a également estimé que l'appareil était « presque deux fois plus grand » que l'actuel modèle vieux de plus de trente ans, dont la Maison-Blanche a fait ses adieux la veille.
Une livrée choisie par le président
L'appareil arbore une livrée blanche, rouge foncé et bleu marine, rompant avec le bleu ciel emblématique des Air Force One historiques. « On aimait bien le bleu ciel, mais il était temps de changer », a déclaré Donald Trump, précisant que ces nouvelles couleurs correspondaient à ses goûts personnels. « C'était mon choix », a-t-il insisté.
Le président a évoqué l'idée d'un survol de la Maison-Blanche et du Capitole le 4 juillet, jour de la fête nationale, pour marquer l'entrée en service de l'appareil. L'US Air Force a annoncé que le VC-25B allait débuter une série d'essais destinés à vérifier l'ensemble des capacités nécessaires au transport sécurisé du président des États-Unis.
Un cadeau princier qui interroge
L'origine du Boeing 747-8, offert par l'émirat du Qatar et dont la valeur est estimée à plusieurs centaines de millions de dollars, soulève d'importantes questions éthiques et constitutionnelles. Des élus et des experts se sont interrogés sur les limites encadrant les présents reçus par un président de la part d'une puissance étrangère.
Donald Trump a de nouveau défendu cette décision, remerciant l'émir du Qatar, qu'il a qualifié de « type fantastique », et rappelant qu'il serait selon lui « stupide » de refuser un tel cadeau.
Des interrogations en matière de sécurité ont également été exprimées, l'appareil ayant initialement appartenu à un gouvernement étranger. L'armée de l'air américaine a toutefois assuré dans un communiqué que l'avion était « sûr, sécurisé et équipé des technologies les plus avancées nécessaires à la mission présidentielle », ajoutant qu'« aucun risque n'a été pris en matière de sécurité, de sûreté ou de communications ».
Les adieux à l'ancien Air Force One
Jeudi, la Maison-Blanche a officiellement fait ses adieux à l'un des deux Air Force One historiques, en service depuis plus de trente ans. Selon l'exécutif américain, l'appareil a effectué « 223 voyages internationaux » dans 96 pays et parcouru plus de six millions de miles. Donald Trump a indiqué qu'il pourrait désormais être exposé dans un musée.
L'appareil de transition, qui doit entrer en service cet été, est perçu comme un symbole du rapprochement entre Washington et Doha, mais aussi comme un test des procédures éthiques et sécuritaires encadrant la présidence américaine.