Florentino Pérez conserve la présidence du Real Madrid. Le dirigeant de 79 ans a remporté haut la main le premier scrutin présidentiel organisé au sein du club madrilène depuis deux décennies, selon les résultats officiels. Cette élection, qui a mobilisé 75 219 socios, met fin à une longue période au cours de laquelle Pérez avait été reconduit sans opposition lors des cinq précédents mandats.
Son adversaire, Enrique Riquelme, n'a pas réussi à inverser la tendance malgré une contestation portant sur la validité de quelque mille votes par correspondance. Plus de quatre cents d'entre eux ont été annulés, un chiffre insuffisant pour modifier l'issue du scrutin.
Le chemin est désormais libre pour José Mourinho
Cette réélection permet à Florentino Pérez d'activer ses promesses de campagne. La première concerne le banc de touche : José Mourinho doit être officiellement nommé entraîneur de l'équipe première lundi. Le Real Madrid s'acquittera d'une indemnité de 15 millions d'euros auprès du Benfica Lisbonne pour libérer le technicien portugais de son contrat.
Cette annonce marque un retour pour Mourinho, qui a déjà dirigé la Casa Blanca entre 2010 et 2013, remportant notamment une Liga et une Coupe du Roi.
Un transfert record en vue
Conformément aux engagements pris durant la campagne, Pérez a également promis de lancer dès mardi une offre d'au moins 150 millions d'euros pour recruter une nouvelle « galactique ». Le nom de Michael Olise, l'ailier français de Crystal Palace, circule avec insistance comme étant la cible prioritaire, sans confirmation officielle.
Le projet alternatif de Riquelme
Face à ce programme, son opposant avait présenté une vision différente, proposant de nommer Raúl González Blanco au poste de directeur sportif et de tenter de convaincre Jürgen Klopp de prendre les rênes de l'équipe. Riquelme se disait également confiant dans la possibilité d'attirer Erling Haaland et Rodri.
Un mandat pour moderniser
Au-delà des aspects sportifs, Florentino Pérez bénéficie désormais d'un mandat de cinq ans pour mener à bien ses projets de gestion. Il entend notamment céder 5 % du capital du club, une opération destinée à attirer des investisseurs et à financer les travaux de rénovation du stade Santiago-Bernabéu, dont la modernisation est en cours depuis plusieurs années.
Avec cette victoire, Pérez totalise vingt-trois années de présidence cumulées sur deux périodes : de 2000 à 2006, puis depuis 2009.