L'inquiétude grandit autour du sort de onze militants étrangers participant à la flottille Sumud pour Gaza. Arrêtés en Libye à la fin du mois de mai, ils sont détenus arbitrairement dans un centre secret. Depuis plusieurs jours, dix d'entre eux observent une grève de la faim, refusant toute nourriture et toute boisson, afin de protester contre leur emprisonnement.
Ces militants faisaient partie d'un convoi terrestre se rendant vers la bande de Gaza. Selon les informations disponibles, ils ont été interpellés alors qu'ils se trouvaient en transit, en possession de documents en règle. Un onzième militant, de nationalité tunisienne, avait déjà été arrêté cinq jours plus tôt, portant à onze le nombre de personnes incarcérées dans le cadre de cette affaire.
Quatrième jour de grève de la faim et état de santé préoccupant
Au quatrième jour de leur mouvement de protestation — qui consiste en un refus total de s'alimenter et de boire —, l'état de santé des grévistes est jugé préoccupant. Les autorités libyennes leur refusent pour l'heure tout accès à un suivi médical extérieur, aggravant les craintes des proches et des organisations qui suivent le dossier. Les militants dénoncent des conditions de détention arbitraire et réclament leur libération immédiate.
Un contexte régional tendu
Cette incarcération survient dans un climat de tensions persistantes au Proche-Orient, où les initiatives de solidarité avec les Palestiniens de Gaza se multiplient, notamment via des convois maritimes et terrestres. La flottille Sumud, qui cherche à acheminer de l'aide humanitaire et à briser le blocus de l'enclave, s'inscrit dans une longue série d'opérations civiles régulièrement entravées par des autorités locales ou des forces navales.
La Libye, en proie à des divisions politiques et sécuritaires depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, reste un territoire où les groupes armés et les milices disposent d'une influence considérable. Les circonstances exactes de l'arrestation des militants demeurent floues, et aucune autorité libyenne n'a officiellement communiqué sur les motifs de leur détention.
Des appels à la communauté internationale
Des proches des détenus et des organisations de défense des droits humains pressent les chancelleries étrangères d'intervenir pour obtenir la libération des militants ou, à tout le moins, un accès humanitaire et médical. La nationalité exacte des onze personnes incarcérées n'a pas été précisée de façon exhaustive, mais elles sont présentées comme des étrangers impliqués dans le mouvement de solidarité avec Gaza. Le silence des autorités libyennes alimente les inquiétudes quant à leur localisation exacte et aux conditions de leur détention.