Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert une enquête portant sur des accusations de tortures et de crime de guerre, en lien avec les violences subies par des membres de la flottille humanitaire qui se dirigeait vers la bande de Gaza. Cette initiative judiciaire intervient après que le gouvernement français a annoncé, fin mai, avoir saisi la justice à la suite des heurts.

Les faits remontent aux derniers jours du mois de mai, lorsqu’un convoi maritime escorté par des navires militaires a été pris pour cible alors qu’il tentait de forcer le blocus de Gaza. Plusieurs militants présents à bord auraient été blessés, et des témoins ont fait état d’une intervention brutale des forces israéliennes. Le gouvernement français avait alors qualifié ces actes d’« inacceptables » et promis des poursuites.

L’enquête confiée au PNAT, qui dispose d’une compétence nationale en matière de crimes les plus graves, vise à déterminer les responsabilités pénales dans ces événements. Les chefs retenus – tortures et crime de guerre – relèvent du droit international et pourraient engager la responsabilité de personnes physiques, sans préjudice des suites diplomatiques.

L’ouverture de cette instruction judiciaire marque une nouvelle étape dans le traitement de l’affaire par les autorités françaises, qui avaient d’abord privilégié une voie politique avant de se tourner vers la justice. Le PNAT a précisé que les investigations seront menées en collaboration avec les services d’enquête compétents, sans communiquer de calendrier précis.

Cette décision intervient dans un contexte de tensions récurrentes autour du blocus de Gaza et des tentatives de convois humanitaires de le contourner. Plusieurs organisations non gouvernementales ont salué l’initiative française, y voyant un précédent dans la défense du droit international humanitaire.