Le ministère français de l'Intérieur a annoncé que 326 personnes avaient été placées en garde à vue sur l'ensemble du territoire à l'issue des célébrations du triomphe du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, samedi 30 mai. Dans la capitale, 235 de ces interpellations ont été effectuées, selon les autorités. Un bilan provisoire fourni plus tôt dans la soirée par la préfecture de police faisait état d'au moins 130 arrestations.

La victoire des Parisiens contre Arsenal, acquise aux tirs au but (4-3) à Budapest, a provoqué des rassemblements dans plusieurs points chauds de la ville. Environ 20 000 supporteurs se sont massés sur l'avenue des Champs-Élysées, où des feux d'artifice et des fumigènes ont été allumés. Certains participants ont dirigé des projectiles pyrotechniques en direction des forces de l'ordre, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes.

Un dispositif policier renforcé

Pour encadrer les festivités, 22 000 policiers avaient été déployés dans la région parisienne. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a évoqué un « dispositif très solide, très robuste » pour prévenir les débordements. La préfecture a indiqué que plusieurs centaines de pièces d'artifice et de fumigènes avaient été saisies.

Des incidents ont également eu lieu à proximité du Parc des Princes, le stade du PSG, où plus de 40 000 personnes suivaient le match sur écran géant. Selon un porte-parole de la police, six véhicules et deux devantures de magasins ont été endommagés. Un restaurant et une boulangerie ont été particulièrement touchés près de l'enceinte sportive. Des manifestants ont en outre érigé des barricades avec des vélos et ont brièvement bloqué le boulevard périphérique avant l'intervention des forces de l'ordre.

Précédents meurtriers et réactions politiques

Ces heurts rappellent ceux survenus un an plus tôt, lors du précédent sacre européen du PSG contre l'Inter Milan. À l'époque, plus de 500 personnes avaient été arrêtées et deux individus avaient trouvé la mort. Les autorités espéraient éviter une répétition de ces scènes de violence.

La députée d'extrême droite et ancienne candidate à la présidentielle Marine Le Pen a réagi en déclarant : « Seulement en France la victoire d'un club de football déclenche des émeutes. Seulement en France chacun se sent obligé de s'enfermer chez soi un soir de victoire pour éviter d'être confronté à la violence. » Condamnée pour détournement de fonds et frappée d'inéligibilité, Marine Le Pen tente d'obtenir l'annulation de cette décision afin de se présenter à l'élection présidentielle de 2027.