Une frappe aérienne de l'armée israélienne a touché un café du port de Gaza, dimanche 1er juin, faisant au moins deux morts et douze blessés parmi les Palestiniens qui s'y trouvaient, selon les autorités sanitaires locales. L'établissement était particulièrement fréquenté en raison d'un jour férié et de la chaleur, rapportent des témoins.
L'attaque survient alors qu'un cessez-le-feu conclu en octobre sous l'égide du président américain Donald Trump n'a pas mis fin aux opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza. Aucun commentaire officiel n'a été émis par Israël dans l'immédiat après le bombardement.
Circonstances de l'attaque
Le café visé se trouve dans la zone portuaire de la ville de Gaza. D'après des témoins oculaires, les clients étaient majoritairement des familles et des jeunes venus se détendre et échapper à la chaleur étouffante. L'explosion a provoqué un mouvement de panique et des scènes de chaos, les secours s'efforçant d'évacuer les blessés vers les hôpitaux voisins.
Les équipes médicales ont indiqué que le nombre de victimes pourrait augmenter, certains blessés étant dans un état grave. Les infrastructures de santé, déjà très fragilisées par huit mois de conflit, peinent à faire face à l'afflux.
Un cessez-le-feu fragilisé
La trêve d'octobre, saluée à l'époque comme une avancée diplomatique, n'a pas stoppé les affrontements. Depuis sa signature, des frappes et des tirs sporadiques sont régulièrement signalés, sans qu'aucune des deux parties ne les dénonce publiquement comme une rupture de l'accord. Ce dernier prévoyait une cessation des hostilités, un échange de prisonniers et l'acheminement d'aide humanitaire, mais son application reste partielle.
La communauté internationale, bien que préoccupée par la situation, n'a pas encore réagi officiellement à ce nouveau drame. Les organisations de défense des droits humains dénoncent une escalade continue qui rend illusoire toute perspective de paix durable.
Contexte régional tendu
Cette frappe intervient dans un climat de tensions accrues dans la région. Au même moment, les forces israéliennes ont mené des opérations dans le sud du Liban, notamment la prise du château de Beaufort, une position stratégique surplombant la frontière. Ces actions, conjuguées à la répression des manifestations en Cisjordanie, accentuent l'isolement diplomatique d'Israël.
Pour les habitants de Gaza, le bombardement du café du port est un nouveau rappel de la précarité de leur quotidien, sous blocus et menaces permanentes. L'absence de perspective de cessez-le-feu solide nourrit le désespoir d'une population qui espérait une accalmie durable après l'accord d'octobre.