Une frappe aérienne israélienne a visé mardi matin la ville de Tyr, dans le sud du Liban, faisant huit morts et au moins trente-deux blessés, selon des bilans provisoires. L’attaque a notamment touché le quartier d’al-Masaken, un secteur résidentiel densément peuplé, sans qu’aucun avertissement préalable n’ait été donné. Des panaches de fumée se sont élevés au-dessus des immeubles, tandis que des incendies se sont déclarés.
Parallèlement, l’armée israélienne a ordonné pour la première fois l’évacuation forcée du quartier chrétien historique de Tyr, un secteur qui abrite des sites archéologiques classés. Des habitants ont fui ce district ancien après que des frappes ont endommagé des zones résidentielles et des vestiges antiques. D’autres bombardements ont également frappé le village d’Abbasieh, situé au nord de Tyr, ainsi que des dizaines d’autres localités du sud du Liban.
De son côté, le Hezbollah a revendiqué des attaques contre des soldats israéliens dans le village libanais de Maroun al-Ras. L’armée israélienne a pour sa part indiqué avoir tué un « terroriste », sans fournir davantage de précisions.
Ces événements s’inscrivent dans une escalade marquée par des échanges de tirs intensifiés entre Israël et le Hezbollah, qui se multiplient depuis plusieurs mois dans le sud du Liban. Tyr, ville côtière comptant une importante communauté chrétienne, est habituellement épargnée par les combats directs, ce qui rend cet ordre d’évacuation sans précédent.