L'offensive militaire américaine contre les embarcations soupçonnées de transporter des stupéfiants dans l'océan Pacifique oriental s'intensifie. Les autorités ont confirmé une nouvelle intervention, survenue samedi 30 mai 2026, qui a entraîné le décès de trois hommes. Cette action porte à plus de 200 le nombre total de personnes tuées depuis le début de la campagne il y a plusieurs mois, selon les décomptes officiels.

Deux nouvelles opérations en deux jours

Cette frappe s'inscrit dans une série d'engagements rapprochés. Le commandement sud des États-Unis (Southern Command) a indiqué, via un message sur le réseau social X, que le navire visé empruntait des itinéraires connus pour être utilisés par les trafiquants et qu'il était engagé dans des opérations de « narco-trafic ». Le communiqué précise que « trois narco-terroristes de sexe masculin ont été tués au cours de cette action » et qu'aucun soldat américain n'a été blessé.

Cette intervention fait suite à une autre, réalisée vendredi 29 mai, qui avait également coûté la vie à trois hommes. Au total, ces deux dernières opérations sont les plus récentes d'une vague de quatre frappes menées au cours de la semaine écoulée.

Un bilan qui dépasse les 200 victimes

Le seuil des 200 morts a été franchi après l'opération de vendredi, confirmant l'escalade d'une campagne débutée en septembre de l'année précédente. Les autorités américaines décrivent cette stratégie comme une réponse aux activités de narcotrafic dans les eaux du Pacifique oriental et de la mer des Caraïbes. Chaque annonce officielle présente les embarcations comme opérant pour le compte d'organisations terroristes désignées, sans toutefois fournir de preuves tangibles de la présence de drogue à bord.

Un changement notable dans la communication militaire

Un détail a attiré l'attention des observateurs : pour la première fois, la vidéo de l'attaque diffusée par le commandement sud est en couleur, alors que les précédentes étaient en noir et blanc. Les images montrent un petit bateau à la dérive avant d'être frappé et englouti par une boule de feu. La séquence se termine sur ce qui semble être l'épave en flammes, entourée de nombreux paquets ou objets dispersés dans l'eau.

Un contexte d'examen et de critiques

Cette campagne militaire fait l'objet d'un examen accru. Le bureau de l'inspecteur général du Pentagone a annoncé qu'il évaluerait si les forces armées ont respecté le cadre procédural standardisé lors de ces frappes, sans pour autant enquêter sur leur légalité. Plusieurs organisations de défense des droits humains ont dénoncé ces actions, estimant qu'elles pourraient relever d'exécutions extrajudiciaires. Dans le même temps, le général Francis Donovan, commandant en chef des forces américaines en Amérique latine, a rencontré des responsables militaires cubains près de la base navale de Guantánamo Bay, soulignant les enjeux régionaux de cette campagne.