Washington mène des frappes « d’autodéfense »
Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’armée américaine a abattu quatre drones d’attaque iraniens qui représentaient, selon un responsable américain s’exprimant sous couvert d’anonymat, une « menace autour du détroit d’Ormuz ». Les forces américaines ont également frappé « une station de contrôle au sol à Bandar Abbas qui menaçait de lancer un cinquième drone », a-t-il précisé.
Représailles des Gardiens de la Révolution
En réponse à ces frappes, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir visé une base américaine, sans en préciser la localisation. De son côté, l’armée koweïtienne a indiqué jeudi faire face à « des attaques menées par des missiles et des drones ». Ces événements constituent les affrontements les plus sérieux depuis l’instauration du cessez-le-feu entre les deux pays.
Des tensions déjà vives
Ces frappes interviennent dans un contexte de tensions extrêmes entre Washington et Téhéran. La veille, le président américain Donald Trump avait déclaré n’être « pas satisfait de ce que propose l’Iran », laissant entendre que les négociations en cours n’avançaient pas selon ses attentes. Un blocus des ports iraniens est actuellement mis en œuvre par des porte-avions américains déployés en mer d’Arabie.
La Contrôleure des prisons dénonce une « catastrophe »
Par ailleurs, la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), Dominique Simonnot, a publié jeudi son dernier rapport annuel, dans lequel elle dénonce « la catastrophe pénitentiaire », ainsi que celles de la protection de l’enfance et de la psychiatrie. « Tous les élus, toutes les autorités publiques, connaissent de loin ou de près la catastrophe pénitentiaire, celle de la protection de l’enfance et celle de la psychiatrie », écrit-elle en avant-propos. Mme Simonnot, dont le mandat prend fin en octobre, ajoute : « Du courage politique, voilà ce qu’il faudrait pour que tout s’améliore, mais cette année aura été, sur ce point, une des moins respectables qu’auront connue, en France, celles et ceux qui y sont enfermés. »
Climat : des températures record attendues d’ici 2030
L’ONU a également alerté, via l’Organisation météorologique mondiale (OMM), sur les perspectives climatiques. Selon un nouveau bulletin de l’OMM établi par le Service météorologique du Royaume-Uni, les températures moyennes mondiales devraient se maintenir « à des niveaux record ou quasi record » sur la période 2026-2030. Il existe 75 % de probabilité que la moyenne de ces cinq années dépasse de plus de 1,5 °C celle des niveaux préindustriels. Le rapport indique aussi qu’il est « probable » à 86 % qu’une année entre 2026 et 2030 batte le record de l’année la plus chaude jamais enregistrée, actuellement détenu par 2024. Les années 2015 à 2025 sont déjà les 11 années les plus chaudes jamais enregistrées.