Des frappes attribuées au Pakistan ont visé des localités afghanes, faisant au moins douze victmes civiles. Le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Mujahid, a indiqué que les bombardements ont tué « 11 enfants, une femme et un homme âgé ». Aucune revendication officielle n'a été émise par Islamabad dans l'immédiat, mais les deux pays sont engagés dans une escalade militaire depuis plusieurs mois.

Des civils en première ligne Les raids, qui se sont déroulés dans des zones frontalières, ont frappé des habitations, selon des sources locales. Le bilan provisoire, fourni par les autorités talibanes, souligne la vulnérabilité des populations civiles prises dans ces affrontements. Les enfants représentent la très grande majorité des défunts, un constat qui suscite l'émotion au sein de la communauté internationale. Les talibans ont rapidement condamné ces actions et promis une riposte.

Un conflit transfrontalier persistant Le Pakistan et l'Afghanistan s'accusent mutuellement de soutenir des groupes armés opérant de part et d'autre de la frontière. Depuis plusieurs mois, les incursions et les frappes aériennes se multiplient, provoquant des pertes civiles récurrentes. Kaboul dénonce régulièrement des violations de sa souveraineté, tandis qu'Islamabad affirme agir en légitime défense contre des militants basés en territoire afghan. Ces tensions, héritées de décennies de relations conflictuelles, ne montrent aucun signe d'apaisement.

Réactions et conséquences Le gouvernement taliban a convoqué le chargé d'affaires pakistanais pour protester officiellement. Des appels à la retenue ont été lancés par plusieurs organisations humanitaires, alors que la population civile paie le plus lourd tribut. Les Nations unies, par la voix de leurs représentants locaux, ont exprimé leur profondes inquiétudes face à l'escalade et exhorté les deux parties à privilégier le dialogue. Dans l'immédiat, aucune trêve n'a été annoncée, et les risques de nouvelles violences restent élevés.

Un lourd tribut pour les enfants La proportion exceptionnellement élevée d'enfants parmi les morts soulève des questions sur la nature des frappes. Si les autorités pakistanaises assurent cibler des infrastructures militaires, les faits sur le terrain contredisent ces affirmations. Les familles endeuillées, dans les provinces afghanes touchées, réclament justice et protection. La communauté internationale est appelée à enquêter sur ces incidents pour éviter qu'ils ne se reproduisent.