Le bilan de la fusillade qui a frappé la ville de Stade, en Allemagne, s'est aggravé au fil des heures. Lundi, les forces de l'ordre ont d'abord fait état de cinq victimes adultes, avant de confirmer un sixième décès survenu à l'hôpital des suites de ses blessures. La scène de crime se situe aux abords d'un centre d'hébergement pour jeunes, un établissement qui accueille notamment des femmes enceintes ou de jeunes mères accompagnées de leurs enfants.
Deux individus ont été arrêtés, dont l'auteur présumé des tirs. Selon les déclarations d'un porte-parole policier, aucune autre personne recherchée n'est en fuite. Plusieurs blessés sont également à déplorer, sans qu'un décompte précis n'ait été communiqué dans l'immédiat.
Les enquêteurs écartent la piste politique
Les premiers éléments recueillis orientent les investigations vers un drame aux motifs privés. Un porte-parole de la police a indiqué que cette fusillade ressemblait à une « tragédie familiale élargie » (« extended family tragedy »). Il a ajouté qu'il ne s'agissait ni d'un acte à caractère politique ni d'un féminicide, et que l'origine du geste semblait « ancrée dans l'environnement du centre d'aide à la jeunesse ».
Les coups de feu ont retenti près d'une crèche et d'une école primaire, selon Carsten Brokelmann, conseiller municipal de Stade. Dans une déclaration en ligne, il s'est dit soulagé que le personnel et les enfants de ces établissements soient sains et saufs, et a remercié les policiers pour leur intervention dans des conditions chaotiques. Il a également exprimé sa profonde sympathie pour les victimes et leurs proches.
Un dispositif policier important
Un large dispositif de secours a été déployé dans la zone, et la population avait été invitée à éviter le secteur et à suivre les consignes des forces de l'ordre. L'alerte a depuis été levée, les autorités estimant qu'il n'y a plus de menace pour le public.
L'enquête se poursuit pour établir les circonstances exactes du drame et le rôle précis des deux suspects interpellés. La police n'a pas encore divulgué l'identité des victimes ni celle du tireur présumé.