Le chef de l’État a salué, mercredi 17 juin, une « convergence » inédite au sein du G7 pour soutenir Kyiv face à l’invasion russe. « C’est la première fois que nous avons une telle convergence en G7 », a-t-il déclaré, en soulignant que la « remobilisation » du groupe était « extrêmement importante » pour accentuer la pression sur le Kremlin.

Cette unité retrouvée, selon lui, s’est notamment traduite par un engagement concret : les pays membres ont décidé d’« accroître la fourniture de capacités de défenses aériennes, ainsi que de capacités de longues portées » à l’Ukraine. Il a rappelé que l’aide militaire constituait un levier essentiel pour contraindre la Russie à revenir à la table des négociations.

Le sommet des dirigeants des sept économies industrialisées, qui s’est achevé ce mercredi, intervient dans un contexte de regain des tensions sur le front ukrainien et d’interrogations sur la pérennité du soutien occidental. Les annonces de M. Macron visent à dissiper les doutes sur la détermination des alliés à poursuivre leur appui à Kyiv, alors que plusieurs capitales font face à des débats internes sur le volume et la nature des livraisons d’armes.

Un engagement militaire renouvelé

L’accent mis sur la défense antiaérienne répond à une demande récurrente des autorités ukrainiennes, qui font face à des bombardements quotidiens sur leurs infrastructures civiles et énergétiques. Les capacités à longue portée, quant à elles, permettent de viser des cibles situées en profondeur dans les territoires occupés, contribuant à affaiblir la logistique et les lignes d’approvisionnement russes.

Le président français n’a pas précisé le détail des systèmes ni les contingents nationaux qui seront engagés, mais a insisté sur le caractère collectif de l’effort. « La remobilisation du G7 est extrêmement importante », a-t-il martelé, en référence à la nécessité de maintenir une ligne ferme face à Moscou.

Cette déclaration intervient alors que la communauté internationale observe avec attention les évolutions diplomatiques autour d’éventuelles négociations de paix. La question d’un face-à-face entre le président ukrainien et son homologue russe, évoquée ces derniers jours, n’a pas été abordée directement par M. Macron lors de ces annonces, mais le renforcement militaire vise à renforcer la position de Kyiv en cas de pourparlers futurs.