Le sommet du G7 qui se tient actuellement se déroule dans une atmosphère particulière pour le Premier ministre britannique Keir Starmer. Alors que les chefs d'État et de gouvernement des principales puissances industrielles échangent sur les grands dossiers internationaux, la question de l'avenir politique de plusieurs d'entre eux, dont Starmer lui-même, plane sur les discussions.

Un sommet aux airs de pot de départ

D'après plusieurs observateurs présents sur place, le climat est inhabituel. Certains participants évoquent, non sans une pointe d'ironie, la possibilité d'offrir un « cadeau de départ » à leurs homologues dont le mandat pourrait être menacé. Keir Starmer, dont la position à la tête du Parti travailliste est fragilisée par des difficultés internes et des élections partielles à venir, pourrait bien être l'un de ceux-là. Un scrutin partiel dans la circonscription de Makerfield, prévu pour le jeudi suivant, est présenté comme un test décisif pour son autorité.

Un président américain en pleine campagne

L'ambiance est également marquée par la présence de Donald Trump. Le président américain, qui brigue un nouveau mandat, semble aborder ce sommet avec un œil tourné vers la scène politique intérieure américaine. Pour Keir Starmer, l'enjeu est d'éviter tout accroc diplomatique avec un leader américain connu pour son imprévisibilité, alors même que les relations entre les deux hommes sont suivies de près.

La perception d'une influence en baisse

Le sommet met en lumière ce que certains analystes décrivent comme une perte d'influence de Starmer sur la scène internationale. Alors que le Royaume-Uni cherche à renforcer ses alliances post-Brexit, la capacité du Premier ministre à peser dans les décisions collectives est observée avec attention. Sa participation à ce G7 pourrait être l'une des dernières si les résultats politiques intérieurs ne lui sont pas favorables.

Les dossiers sur la table

Malgré ces tensions politiques, les discussions officielles du G7 couvrent un large éventail de sujets : la guerre en Ukraine, la crise climatique, la sécurité économique et les défis posés par l'intelligence artificielle. Keir Starmer s'efforce de maintenir une ligne de conduite, insistant sur la nécessité de soutenir Kiev face à l'agression russe et de renforcer la coopération transatlantique.

Cependant, les sources indiquent que le Premier ministre britannique semble aborder ces échanges avec une forme de déni face à sa situation politique personnelle, s'accrochant à une routine de travail alors que son avenir est en jeu. L'ombre des élections partielles et des mouvements au sein de son propre parti plane sur chacune de ses interventions.

Le regard tourné vers l'avenir

L'issue de ce G7 est double. D'un côté, les résultats concrets des négociations sur les grands enjeux internationaux. De l'autre, le sort politique de Keir Starmer. L'hypothèse d'une éventuelle absence du Premier ministre britannique au prochain sommet du G7 est désormais évoquée ouvertement par certains de ses homologues, conscients que la scène politique britannique pourrait connaître des bouleversements dans les mois à venir.

En attendant, Keir Starmer « continue, quoi qu'il arrive », observent les commentateurs, tentant de maintenir une façade de normalité et de détermination face à un horizon politique de plus en plus incertain.