La SNCF subit ce mercredi 10 juin une journée de grève particulièrement suivie, à l’appel des quatre syndicats représentatifs de l’entreprise ferroviaire. Il s’agit du premier mouvement social d’ampleur depuis l’arrivée de Jean Castex à la direction de la compagnie nationale. Les perturbations touchent l’ensemble des services, avec des conséquences notables pour les voyageurs.
Un TGV sur trois maintenu seulement Sur les grandes lignes, un TGV sur trois en moyenne circule, ce qui représente une forte baisse par rapport à l’offre habituelle. Les liaisons Intercités sont également très affectées : seuls un train sur quatre est assuré. Le trafic régional (TER) est lui aussi très perturbé, avec des disparités selon les régions. Les lignes de RER, qui dépendent en partie de la SNCF, connaissent des retards et des suppressions.
Une mobilisation syndicale unitaire Les quatre grandes organisations syndicales – CGT, SUD-Rail, CFDT et Unsa – ont appelé à cette grève, ce qui explique la forte adhésion des cheminots. Les motifs de la contestation portent notamment sur les conditions de travail, les rémunérations et l’avenir du service public ferroviaire, dans un contexte de réformes structurelles et de concurrence accrue.
Des perturbations dès la veille Dès la soirée du mardi 9 juin, des premiers impacts étaient perceptibles, avec des annulations anticipées. La SNCF a recommandé aux voyageurs de reporter leurs déplacements dès que possible et de consulter les applications et sites officiels pour vérifier la circulation de leur train. Des mesures d’accompagnement, comme l’échange et le remboursement sans frais des billets, ont été mises en place.
Première grève sous la direction de Jean Castex Ce mouvement social intervient quelques semaines après la nomination de Jean Castex à la présidence de la SNCF, en remplacement de Guillaume Pépy. Cette grève est considérée comme un test pour la nouvelle direction, qui doit composer avec les revendications syndicales tout en poursuivant les objectifs de redressement financier et de modernisation de l’entreprise.
Situation contrastée en Île-de-France En région parisienne, le trafic des RER et des Transilien est également très altéré. Les lignes RER A et B, exploitées conjointement avec la RATP, connaissent une offre réduite. La SNCF conseille aux Franciliens de privilégier le télétravail si possible, et de prévoir des temps de trajet allongés.
Un contexte social tendu Cette grève s’inscrit dans un climat social plus large de mobilisation dans plusieurs secteurs publics et privés. Les syndicats entendent peser sur les négociations salariales et les conditions de travail. La journée du 10 juin pourrait n’être qu’un premier épisode, d’autres dates de mobilisation étant évoquées.
Suivi et recommandations La SNCF a mis en place une cellule de crise pour suivre l’évolution de la situation tout au long de la journée. Les voyageurs sont invités à se renseigner en temps réel sur les canaux d’information officiels de l’entreprise avant tout déplacement. Les perturbations devraient se poursuivre jusqu’en fin de journée, avec un retour progressif à la normale attendu jeudi matin, sous réserve d’éventuelles nouvelles annonces.