Le président américain Donald Trump a annoncé, dans un message publié dimanche, un accord avec l’Iran visant à mettre fin au conflit qu’il a engagé aux côtés d’Israël il y a plus de trois mois. Dans son message, il a « pleinement autorisé » la réouverture sans péage du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique, en lançant : « Que le pétrole coule ! » Un protocole d’accord (MoU) doit être signé à Genève dans la semaine. Cependant, Trump a précisé que la réouverture complète du détroit n’interviendrait qu’après la signature de ce texte.

Des négociations encore floues

Les détails de ce protocole d’accord restent largement inconnus. Selon des informations non confirmées, relayées par des médias proches du régime iranien, le rôle futur de Téhéran dans le détroit d’Ormuz ferait toujours l’objet de négociations. L’agence Fars a ainsi rapporté qu’une « souveraineté irano-omanaise sur le détroit d’Ormuz » aurait été ajoutée aux discussions en dernière minute et que les États-Unis auraient « accepté » le versement de taxes à l’Iran.

Interrogé lundi sur ce point, le vice-président américain, JD Vance, a déclaré que Washington avait pour « attente que le détroit soit ouvert à long terme sans péage », ajoutant que ces aspects seraient réglés dans le cadre des discussions techniques.

Un test pour la puissance américaine

Si la capacité militaire des États-Unis à projeter leur puissance à travers le monde reste inégalée, l’épisode du blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran pose une question cruciale. Les analystes estiment que le fait qu’un pays comme l’Iran ait réussi à entraver le passage dans cette voie d’eau essentielle au commerce pétrolier mondial interroge directement le rôle des États-Unis en tant que protecteur ultime de la liberté de navigation et du commerce international. Cette situation pourrait, selon certains observateurs, entamer la perception de la superpuissance américaine, même si sa primauté militaire n’est pas remise en cause sur le papier.