Alors que les cours du pétrole poursuivent leur ascension sur les marchés internationaux, la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, a tenu à rassurer les automobilistes. Interrogée ce mercredi 15 juillet sur les tensions liées au prix des carburants, elle a affirmé qu’« il n’y a aucun risque de rupture d’approvisionnement », écartant tout scénario de files d’attente devant les stations-service observé lors de précédents épisodes de tension.
Des stocks jugés suffisants
La ministre a insisté sur la robustesse des chaînes logistiques françaises, expliquant que les réserves stratégiques et l’approvisionnement courant permettent de garantir la distribution sur l’ensemble du territoire. « La situation est extrêmement incertaine sur les marchés », a-t-elle reconnu, tout en soulignant que l’exécutif reste « vigilant » et suit l’évolution « très régulièrement ». Elle a notamment précisé que les services de l’État sont en lien constant avec les opérateurs pétroliers pour anticiper d’éventuelles perturbations.
Un soutien déjà massif aux ménages
Face à la flambée des prix à la pompe, le gouvernement a mis en place une aide spécifique destinée aux gros rouleurs, ces automobilistes qui parcourent plus de 12 000 kilomètres par an pour leur activité professionnelle. Maud Bregeon a dévoilé un bilan chiffré de ce dispositif : « 1,1 million de Français ont touché l’aide gros rouleurs », a-t-elle indiqué, confirmant que le système de remboursement fonctionne normalement. Cette allocation, versée sous conditions de ressources, vise à amortir le choc pour les foyers les plus dépendants de la voiture.
Appel à la désescalade
Interrogée sur les causes de la hausse – tensions géopolitiques, décisions de l’OPEP+, spéculation – la porte-parole a estimé qu’« une escalade ne profite à personne ». « Personne n’a intérêt à l’embrasement », a-t-elle martelé, en référence à la propagation des conflits qui pourrait encore déstabiliser l’offre mondiale. Sans prendre parti sur les négociations internationales, elle a plaidé pour une solution diplomatique et rappelé que la France suit de près les discussions au sein des instances énergétiques.
Le gouvernement sous pression
La déclaration de Maud Bregeon intervient alors que le prix du baril a grimpé de près de 20 % en quelques semaines, ravivant les craintes d’un nouvel épisode inflationniste. L’exécutif, déjà fragilisé par des débats budgétaires, cherche à éviter que la facture énergétique ne pèse davantage sur le pouvoir d’achat. La ministre a évité de se prononcer sur d’éventuelles nouvelles mesures, se contentant de réaffirmer que « le gouvernement fait son travail » et que « toutes les options sont sur la table » en cas de dégradation. En attendant, les automobilistes sont invités à surveiller l’évolution des prix et à utiliser les comparateurs en ligne, tandis que l’exécutif mise sur la poursuite du déploiement de l’aide aux gros rouleurs pour limiter l’impact social de la hausse.