Née le 1er juin 1926 à Los Angeles, Marilyn Monroe aurait fêté ses 100 ans ce lundi. Plus de six décennies après sa disparition, Hollywood multiplie les initiatives pour célébrer la mémoire de l’actrice, figure emblématique de l’âge d’or du cinéma.
Les festivités ont débuté dimanche avec l’ouverture au musée de l’Académie (Academy Museum) de l’exposition « Marilyn Monroe : icône hollywoodienne », consacrée à sa carrière et à sa vie écourtée. Monroe est morte d’une overdose à son domicile de Brentwood en août 1962, à l’âge de 36 ans.
L’exposition, qui se tient jusqu’en février 2027, présente des centaines de pièces originales, dont certaines rarement montrées au public. Parmi elles, la célèbre robe rose portée par l’actrice lors de sa performance de « Diamonds Are a Girl’s Best Friend » dans le film Les hommes préfèrent les blondes (1953).
Au programme : projections et hommage au Chinese Theatre
Le musée de l’Académie organise également durant tout le mois de juin des projections spéciales de plusieurs films marquants de la filmographie de Monroe, notamment Quand la ville dort (1950), Niagara (1953), Sept ans de réflexion (1955), Certains l’aiment chaud (1959) et Les désaxés (1961).
Ce lundi, un rassemblement est prévu au célèbre Chinese Theatre, où les empreintes de mains de Monroe sont immortalisées aux côtés de celles de Jane Russell, sa partenaire dans Les hommes préfèrent les blondes. Les admirateurs ont prévu de chanter « Joyeux anniversaire », en écho à la célèbre interprétation langoureuse que l’actrice avait offerte au président John F. Kennedy. Cent roses et un gâteau doivent être déposés sur le site.
Une vente aux enchères de près de 200 pièces
Le 4 juin, la maison Julien’s Auctions mettra en vente près de 200 objets liés à Monroe dans le cadre d’une session intitulée « 100 ans de Marilyn ». Le lot comprend des photographies inédites, un scénario annoté de son dernier projet, le court-métrage inachevé Something’s Got to Give, ainsi que des effets personnels tels que des recettes manuscrites et son rouge à lèvres Elizabeth Arden.
Une vie marquée par la résilience et l’audace
Née sous le nom de Norma Jeane Mortenson, Monroe a connu une enfance instable, partagée entre orphelinats et familles d’accueil. Elle s’est mariée pour la première fois à 16 ans. Son premier contact avec le monde du spectacle remonte à 1944, alors qu’elle travaillait dans une usine ; un photographe était venu immortaliser les femmes œuvrant sur les chaînes de production pendant la Seconde Guerre mondiale.
Peu après, elle s’est lancée dans le mannequinat, a divorcé et a pris une décision qui allait marquer l’histoire : elle a teint ses cheveux bruns en blond platine. Elle a décroché son premier contrat avec la Fox et, à 30 ans, s’était imposée comme une star mondiale.
En coulisses, Monroe a fondé sa propre société de production, a suivi les cours de l’Actors Studio à New York et n’a pas hésité à défier les studios. Dans les années 1950, sous contrat avec la 20th Century Fox, elle refuse de jouer dans l’adaptation de la comédie musicale The Girl in Pink Tights, jugeant le scénario médiocre et son salaire — trois fois inférieur à celui de son partenaire Frank Sinatra — inéquitable.
Plus d’un demi-siècle avant le mouvement #MeToo, Monroe avait dénoncé les « loups » d’Hollywood qui s’en prenaient aux talents féminins, témoignant ainsi d’une conscience précoce des abus dans l’industrie du divertissement.