Une frappe aérienne israélienne a touché un commissariat de la police palestinienne dans la bande de Gaza, entraînant la mort de huit personnes. L'hôpital al-Chifa, situé dans le nord du territoire, a confirmé avoir reçu les dépouilles des huit victimes. L'armée israélienne a indiqué avoir mené cette opération en affirmant qu'elle ciblait des « terroristes », sans fournir davantage de précisions sur l'identité des personnes visées.

Ce bombardement intervient dans un contexte de tensions persistantes depuis le déclenchement de la guerre, déclenchée par l'attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023. Selon le ministère de la Santé gazaoui, placé sous l'autorité du Hamas, au moins 1 127 personnes ont péri dans l'enclave depuis le début du conflit. Un accord de cessez-le-feu, conclu en octobre, avait pourtant vocation à mettre un terme à deux années de combats.

Deuxième incident meurtrier en trois jours

Deux jours après cette frappe, un nouvel assaut aérien israélien a frappé le camp de réfugiés de Nuseirat, dans le centre de Gaza. L'agence de protection civile locale, qui agit comme service de secours sous l'autorité du Hamas, a rapporté que huit personnes ont été tuées et vingt-deux autres blessées alors qu'elles assistaient à des funérailles dans la zone du marché d'Al-Balata. L'hôpital Al-Awda a confirmé ces bilans.

De son côté, l'armée israélienne a déclaré avoir visé une « cellule terroriste » du Jihad islamique palestinien. Elle a reconnu avoir connaissance d'informations selon lesquelles des civils non impliqués auraient été touchés, précisant que les résultats de cette frappe étaient en cours d'examen.

Ces deux épisodes, survenus à trois jours d'intervalle, illustrent la persistance des violences malgré les efforts diplomatiques pour maintenir la trêve. Les autorités gazaouies dénoncent des tirs contre des civils, tandis que l'armée israélienne assure ne cibler que des combattants. Les enquêtes en cours n'ont pas encore permis d'établir un bilan définitif des circonstances exactes de chaque incident.