Une troisième finale dans le viseur

Emmanuel Macron espère vivre une troisième finale de la Coupe du monde avec les Bleus, a-t-il confié dans des propos rapportés ce 10 juin 2026. Le chef de l’État, qui a assisté aux titres de 2018 et à la finale de 2022, se dit prêt à se rendre à celle de 2026 si l’équipe de France parvient jusqu’au bout de la compétition.

Aucun «effet Coupe du monde» sur la cote de popularité

Interrogé sur un éventuel bénéfice politique des bons résultats des Bleus, le président a balayé cette hypothèse. Selon ses propres termes, «il n’y a pas d’effet Coupe du monde sur la cote présidentielle». Il a souligné que, sous sa présidence, jamais les performances sportives de la sélection nationale n’ont eu de répercussion positive mesurable sur sa popularité dans les enquêtes d’opinion.

Cette position s’appuie sur les précédents de 2018, année de la victoire française en Russie, et de 2022, où l’équipe de France a été battue en finale au Qatar. Dans les deux cas, l’indice de confiance accordé au président n’a pas connu de hausse durable attribuable au parcours des Bleus.

Un suivi régulier des matchs

Emmanuel Macron suit traditionnellement les rencontres de l’équipe de France. Lors des phases finales précédentes, il s’est rendu dans les vestiaires, a félicité les joueurs et s’est affiché aux côtés des champions. Pour cette édition, il a réaffirmé son attachement à la sélection et son espoir de voir les Bleus accrocher une nouvelle étoile à leur maillot.

La France engagée dans un Mondial à huis clos

Cette déclaration intervient alors que la Coupe du monde 2026 se déroule dans un contexte particulier. Le tournoi, organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, est marqué par une moindre affluence dans les stades pour les matchs sans équipe locale. La France, vice-championne du monde en titre, fait partie des favorites. Emmanuel Macron n’a pas précisé s’il se déplacerait en Amérique du Nord pour assister aux premières rencontres, mais a indiqué qu’il serait présent pour la finale si les Bleus s’y qualifient.

Un décalage entre sport et politique

Le constat dressé par le chef de l’État contredit une idée largement répandue selon laquelle les succès sportifs auraient un effet positif sur la popularité des dirigeants. Emmanuel Macron a insisté sur le fait que le lien entre les émotions collectives liées au football et l’évaluation de l’action politique est ténu, voire inexistant. Il a souligné que les Français savent distinguer la fierté sportive du jugement politique.

Cette déclaration fait écho à des études de science politique qui montrent que l’impact des victoires sportives sur la cote des chefs d’État est généralement très limité et temporaire. En France, aucun président n’a vu sa popularité augmenter durablement après une victoire des Bleus.

Un président football

Emmanuel Macron assume sa passion pour le football. Il se rend régulièrement au stade, suit la Ligue 1 et n’hésite pas à commenter l’actualité du ballon rond. Son soutien à l’équipe de France est constant, quels que soient les résultats. Son cap vers une troisième finale illustre son attachement à ce sport.

Les précédents de 2018 et 2022

En 2018, après la victoire en Russie, les cotes de popularité du président étaient au plus bas, avec un taux de satisfaction autour de 40 % selon les instituts. Aucun rebond significatif n’avait été enregistré dans les semaines suivant le titre. En 2022, la finale perdue contre l’Argentine n’a pas non plus modifié la trajectoire de sa popularité, qui continuait de baisser dans un contexte de réforme des retraites et de tensions sociales.

Le président a donc, dans les faits, raison de souligner l’absence d’«effet Coupe du monde». Les données disponibles confirment que les performances des Bleus n’ont pas eu de conséquence politique pour lui.

En résumé

En espérant une troisième finale, Emmanuel Macron manifeste son amour du football et son soutien aux Bleus. Mais il tient à dissiper tout malentendu : ce n’est pas pour des raisons politiques qu’il les encourage, et il ne s’attend à aucun retour électoral de leurs exploits. La Coupe du monde 2026 se jouera sur le terrain, pas dans les urnes.