Un nouvel élément vient ébranler l'enquête sur l'incendie qui a ravagé un bar de Crans-Montana, faisant 41 victimes lors des fêtes du Nouvel An. Des messages WhatsApp échangés entre les propriétaires français, Jacques et Jessica Moretti, ont été rendus publics, jeudi 11 juin, par des avocats représentant les parties civiles. Selon ces derniers, ces conversations prouvent que le couple savait que l'établissement présentait un risque d'incendie.

Des échanges jugés accablants

Les messages, dont la teneur a été dévoilée par plusieurs médias, contiennent des phrases explicites. Dans l'un d'eux, les Moretti évoquent la possibilité que « la mousse cramente » et que « le Constel brûle », faisant référence au bar Le Constellation, également connu sous le nom de « Constel ». Pour les avocats des victimes, ces propos démontrent une connaissance préalable du danger, ce qui pourrait alourdir les charges retenues contre le couple.

Les propriétaires, arrivés entourés de policiers pour une audience avec le procureur du canton du Valais à Sion, sont déjà mis en cause dans cette affaire. La révélation de ces échanges intervient alors que l'instruction se poursuit pour déterminer les circonstances exactes du sinistre.

Contexte du drame

L'incendie s'est déclaré dans la nuit du 1er janvier, au cœur de la station valaisanne. Le bar, fréquenté par une clientèle nombreuse en cette nuit de fête, a été rapidement embrasé, piégeant les occupants à l'intérieur. Les secours avaient dénombré 41 morts, un bilan tragique qui a secoué la Suisse et au-delà.

Les enquêteurs cherchent à établir les responsabilités, notamment sur le respect des normes de sécurité et la gestion des risques d'incendie par les propriétaires. Les messages WhatsApp, s'ils sont authentifiés, pourraient constituer une pièce centrale dans le dossier.

Réactions et suites judiciaires

Les avocats des parties civiles ont qualifié ces échanges de « jugés accablants », estimant qu'ils établissent un lien direct entre la conscience du danger par les Moretti et le drame survenu. De leur côté, les défenseurs des propriétaires n'ont pas encore réagi publiquement à ces révélations.

L'affaire, suivie de près par l'opinion publique, devrait connaître de nouvelles étapes judiciaires dans les semaines à venir. Le parquet valaisan a indiqué poursuivre ses investigations, sans commenter les éléments récents.