Les pompiers, soutenus par plus de vingt avions bombardiers d'eau, ont réussi à gagner du terrain sur les flammes ce samedi 11 juillet en Andalousie, dans le sud de l'Espagne. L'incendie, qui s'est déclaré jeudi dans le secteur de Los Gallardos, a causé la mort d'au moins douze personnes, selon les autorités régionales. Sept autres résidents sont toujours portés disparus.

Évolution favorable de la nuit

Antonio Sanz, responsable des situations d'urgence du gouvernement andalou, a indiqué aux journalistes que « l'évolution au cours de la nuit a été favorable et les conditions météorologiques nous permettent d'aborder la journée avec de meilleures perspectives que la veille ». Pour la première fois, a-t-il précisé, les équipes ont pu attaquer directement le foyer. Environ cinq cents pompiers sont mobilisés sur le terrain.

Le feu, qui s'est propagé de manière extrêmement rapide à travers des zones boisées et des broussailles desséchées par la canicule, est considéré comme l'un des plus meurtriers de l'histoire récente de l'Espagne. Les douze victimes, de différentes nationalités, ont été retrouvées piégées dans leurs véhicules ou alors qu'elles tentaient de fuir à pied. Certains habitants n'auraient pas respecté les ordres d'évacuation ou ne se seraient pas mis à l'abri à temps, selon les autorités.

Témoignages de rescapés

Manoli Ramos, 72 ans, conseillère municipale du village blanchi à la chaux de Bédar – où les corps ont été découverts –, a décrit des scènes terrifiantes. « Nous étions absolument terrorisés. Nous voyions les flammes. C'était horrible », a-t-elle confié. Elle a comparé ce sinistre à un autre incendie majeur survenu en 2012, notant qu'alors les habitants avaient pu rentrer chez eux dès le lendemain. « Cette fois, c'était comme l'enfer », a-t-elle ajouté.

Austin Crilly, un Britannique de 87 ans évacué par la police, a raconté avoir aperçu un « énorme nuage noir » depuis sa télévision. « J'ai pensé : 'Mon Dieu, je vais fermer la porte.' Cinq minutes plus tard, on a frappé à la porte. On m'a dit : 'Prenez votre argent, prenez vos cartes et sortez' », a-t-il relaté.

Situation toujours sous surveillance

Si l'amélioration des conditions climatiques a permis aux secours de progresser, les autorités restent prudentes. La zone sinistrée, qui abrite de nombreux résidents étrangers, demeure sous haute surveillance. Les opérations de recherche des sept personnes portées disparues se poursuivent. Le gouvernement andalou a ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes du départ de feu, qui pourrait être lié à des activités humaines dans un contexte de sécheresse extrême et de températures caniculaires.