Un esprit de compétition qui ne se limite pas à la route. Samedi 11 juillet, alors que le peloton disputait la huitième étape du Tour de France, en Dordogne, le cycliste français Kévin Vauquelin n’a pas résisté à l’envie de charrier son rival belge Remco Evenepoel. La raison ? L’élimination de l’équipe belge de football, la veille, face à l’Espagne en Coupe du monde.
« Il a le seum ! Ils ont perdu », a lancé le Tricolore, visiblement amusé, en direction du champion belge. La remarque, prononcée au cœur du peloton, a rapidement circulé parmi les coureurs et les suiveurs, ajoutant une touche d’humour à une journée déjà chargée d’enjeux sportifs.
La défaite des Diables Rouges, vendredi, face à la Roja, avait provoqué une certaine déception chez les supporters belges, mais aussi chez certains de leurs représentants engagés sur le Tour. Remco Evenepoel, qui porte les espoirs de son pays dans la Grande Boucle, n’a pas immédiatement réagi à cette pique, préférant sans doute se concentrer sur l’étape du jour.
Cet échange illustre la rivalité amicale qui peut exister entre coureurs de nationalités différentes, même lorsqu’ils s’affrontent sur les routes du Tour. Pour Kévin Vauquelin, l’occasion était trop belle de rappeler à son homologue que le football n’est pas le seul sport où la Belgique peut être mise en difficulté.
La huitième étape, qui reliait Libourne à Limoges, a vu le coureur belge Jasper Philipsen s’imposer au sprint, confirmant sa place de meilleur sprinteur du moment. Mais dans les conversations du peloton, c’est bien la boutade du Français qui a marqué les esprits.