Donald Trump a suscité la surprise en se félicitant de la hausse des prix à la consommation aux États-Unis, tout en prédisant que la hausse du coût de la vie « retomberait comme une pierre » une fois les conflits en cours terminés. Le président sortant, qui a déclaré « j'aime l'inflation », a qualifié les chiffres publiés de « supers », selon des déclarations rapportées ce mercredi.

Ces propos interviennent dans un contexte de nette accélération de l'inflation américaine, qui a dépassé les prévisions des analystes. Alors que l'administration en place fait face à des critiques sur le pouvoir d'achat, Donald Trump a renversé le narratif en mettant en avant la vigueur de l'économie. Il a notamment laissé entendre que la hausse actuelle des prix était une conséquence des dépenses de guerre et qu'une fois la paix revenue, les prix baisseraient mécaniquement.

Déclarations controversées « J'aime l'inflation », a lancé le président, avant de préciser que cette déclaration visait à souligner que la croissance économique était « incroyable ». « Ce sont des chiffres supers, et quand la guerre sera terminée, l'inflation va retomber comme une pierre », a-t-il ajouté. Ces affirmations contrastent avec les préoccupations des ménages américains, dont le budget est mis sous pression par la flambée des prix des biens de première nécessité, de l'énergie et des loyers.

Les économistes restent prudents face à cette promesse. La persistance de tensions sur les chaînes d'approvisionnement et la vigueur de la demande intérieure pourraient maintenir une pression haussière sur les prix plus longtemps que ne le prévoit le locataire de la Maison-Blanche. Les indices d'inflation sous-jacente, qui excluent les éléments volatils comme l'alimentation et l'énergie, restent également élevés.

Contexte électoral Cette sortie intervient à un moment-clé du calendrier politique américain. La campagne pour la prochaine élection présidentielle bat son plein, et la question du coût de la vie constitue l'un des principaux sujets de préoccupation des électeurs. Les adversaires de Donald Trump n'ont pas manqué de dénoncer des déclarations jugées déconnectées de la réalité des Américains. Plusieurs responsables démocrates ont accusé le président de faire preuve d'« arrogance » face à une crise qui frappe durement les classes moyennes et populaires.

Interrogé sur les critiques, le président a balayé les inquiétudes, assurant que « l'économie américaine est la plus forte du monde » et que son administration « a toutes les cartes en main » pour maîtriser l'inflation. Il a réitéré sa promesse de baisses d'impôts et de dérégulation pour stimuler davantage la croissance.

Réactions sur les marchés Les marchés financiers ont réagi avec nervosité à ces déclarations. Les investisseurs redoutent qu'une inflation persistante n'oblige la Réserve fédérale à maintenir des taux d'intérêt élevés plus longtemps, ce qui pourrait freiner l'activité économique. Les indices boursiers ont connu une séance volatile, tandis que le dollar s'est apprécié face aux principales devises.

Les analystes estiment que l'administration Trump mise sur un scénario de décrue rapide de l'inflation après les conflits, mais que rien ne garantit que la géopolitique évolue dans ce sens. Les négociations de paix, bien qu'évoquées, n'ont pas encore abouti à des résultats concrets. En attendant, les prix continuent de grimper, et le débat sur la politique économique du gouvernement s'intensifie à l'approche des urnes.