Les forces israéliennes ont franchi le fleuve Litani et étendent leurs opérations dans le sud du Liban, a confirmé l'armée israélienne dans un communiqué diffusé dimanche 31 mai 2026. Un nombre significatif de soldats a été déployé pour renforcer la ligne de défense avancée, l'offensive gagnant désormais de nouveaux secteurs. Cette annonce marque une intensification majeure du conflit qui oppose Israël au Hezbollah depuis le début du mois de mars.

Prise du château de Beaufort

Dans ce qui constitue l'incursion la plus profonde menée par Israël au Liban depuis plus d'un quart de siècle, les troupes israéliennes ont capturé la colline surplombant la cité de Nabatieh, où se dresse le château de Beaufort, une forteresse construite à l'époque des Croisades. Cette position stratégique, qui offre une vue dominante sur la région, avait été occupée par Israël pendant dix-huit ans jusqu'à son retrait du Liban en 2000. L'armée a diffusé une photographie montrant ses soldats patrouillant à l'extérieur de l'édifice historique.

La prise du château fait suite à plusieurs jours d'affrontements intenses et de frappes aériennes dans les villages environnants, où les militaires israéliens ont combattu des membres du Hezbollah dans un relief accidenté. Il s'agit du gain territorial le plus significatif pour Israël depuis le déclenchement de la guerre avec le Hezbollah début mars 2026.

Le fleuve Litani, ligne rouge franchie

Le franchissement du Litani constitue un seuil symbolique et stratégique important. Ce fleuve, qui coule à environ 30 kilomètres au nord de la frontière israélienne, avait été défini comme une ligne de démarcation dans les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies après la guerre de 2006, visant à créer une zone tampon exempte de milices armées. En le traversant, l'armée israélienne rompt un équilibre qui prévalait depuis près de vingt ans.

Réaction de Beyrouth

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a vivement condamné ce qu'il a qualifié d'escalade israélienne dangereuse dans le sud du pays. Il a appelé à un cessez-le-feu immédiat, estimant qu'une politique de la terre brûlée ne saurait garantir la sécurité d'Israël. Sa déclaration intervient alors que les deux pays, en état de guerre depuis la création d'Israël en 1948, mènent des discussions directes à Washington.

Contexte diplomatique régional

Cette avancée militaire intervient dans un contexte diplomatique tendu. Le président américain Donald Trump a annoncé avoir obtenu de l'Iran la garantie qu'il ne développerait pas d'armes nucléaires, alors que des médias américains rapportent qu'il aurait renforcé les termes d'un projet d'accord de paix. Un conseiller du guide suprême iranien a accusé samedi le président Trump de trahir la diplomatie pour la troisième fois en maintenant un blocus naval et en formulant des exigences jugées excessives dans les négociations. De son côté, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a affirmé que les États-Unis disposaient de stocks d'armes suffisants et étaient plus que capables de reprendre la guerre avec l'Iran si nécessaire.

Conséquences économiques régionales

Au-delà du théâtre militaire, les répercussions économiques du conflit se font sentir jusqu'en Asie du Sud-Est. La guerre avec l'Iran entraîne une flambée des prix de l'énergie qui frappe durement des pays comme la Thaïlande et le Viêt Nam, dont l'économie dépend fortement du tourisme. La baisse des voyages, combinée à la hausse des coûts du carburant, compromet la reprise post-pandémique de ces destinations, certaines familles réduisant leurs projets de vacances face à l'augmentation du coût de la vie.

Réactions et perspectives

L'armée israélienne n'a pas précisé jusqu'où s'étendra l'offensive ni quelle sera la durée de ces opérations élargies. La communauté internationale suit avec inquiétude cette escalade, qui risque de plonger le Liban dans une nouvelle phase de violence et de compliquer encore les efforts de paix régionaux. Les pourparlers en cours à Washington entre les belligérants pourraient être affectés par cette démonstration de force sur le terrain.