Une nouvelle femme témoigne dans le cadre des accusations visant Patrick Bruel. Dans un récit rapporté ce vendredi, elle affirme avoir été victime d’une agression de la part de l’artiste il y a 34 ans. « Je n’étais qu’un objet », a-t-elle déclaré, décrivant une situation où le chanteur se serait « serré contre moi » et l’aurait « embrassée dans le cou ».

Ce témoignage s’inscrit dans la continuité des révélations qui touchent le chanteur et acteur depuis plusieurs jours. Plusieurs femmes ont déjà évoqué des faits similaires, poussant la justice à se saisir de l’affaire. La nouvelle accusatrice, qui s’exprime aujourd’hui seulement, explique avoir gardé le silence pendant des décennies avant de décider de briser ce silence.

Elle précise que les faits qu’elle dénonce se seraient déroulés alors qu’elle se trouvait dans une situation de vulnérabilité. « Il s’est approché de moi, il s’est collé contre moi et m’a embrassée dans le cou. Je me suis sentie piégée, je n’ai pas réussi à réagir sur le moment », a-t-elle confié. Ce n’est que longtemps après, en voyant d’autres femmes témoigner, qu’elle aurait pris conscience de la nature de ce qu’elle a vécu.

L’affaire Patrick Bruel a pris une ampleur médiatique importante ces dernières semaines. Plusieurs plaintes auraient été déposées, et le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour « viols » et « agressions sexuelles ». Le chanteur, de son côté, a toujours nié les faits, affirmant n’avoir « jamais eu de comportement déplacé ».

Ce nouveau témoignage, 34 ans après les faits présumés, relance le débat sur la prescription. En France, les crimes sexuels sur mineurs peuvent être prescrits après un délai variant selon l’âge de la victime au moment des faits. Pour les victimes majeures, le délai est généralement de six ans après la majorité. Dans ce cas précis, l’âge de la victime présumée au moment des faits n’a pas été précisé, mais la question de la recevabilité des plaintes anciennes reste centrale.

L’accusatrice a également souligné le poids du silence et la difficulté de parler après tant d’années. « Je n’ai jamais osé en parler à personne, j’avais honte, je me sentais coupable », a-t-elle expliqué. Elle dit avoir suivi avec attention les précédents témoignages et avoir finalement trouvé la force de livrer le sien.

La défense de Patrick Bruel n’a pas encore commenté ce nouveau récit. L’artiste, qui a vu ses dernières représentations parisiennes annulées, continue de faire face à une pression judiciaire et médiatique croissante. Les enquêteurs devraient désormais étudier la crédibilité de ce nouveau témoignage dans le cadre de la procédure en cours.