Les festivités entourant la victoire du Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des champions ont été marquées par une agression visant une personnalité politique locale. Jeanne d'Hauteserre, qui a exercé la fonction de maire Les Républicains du 8e arrondissement de Paris et siège aujourd'hui comme conseillère régionale d'Île-de-France, a été prise pour cible samedi 30 mai au soir sur le boulevard périphérique parisien.

D'après le récit livré par l'intéressée, elle regagnait son domicile accompagnée de son époux à bord d'un taxi lorsque le véhicule s'est retrouvé immobilisé dans la circulation entre la porte d'Auteuil et la porte de Passy. Des attroupements de supporters célébraient alors le sacre du club parisien, provoquant un arrêt momentané du trafic. C'est dans ce contexte que deux hommes circulant à scooter se sont approchés du taxi. L'un d'eux a brisé une vitre dans le but de dérober le sac de l'ancienne élue.

Face à cette tentative de vol, Jeanne d'Hauteserre a indiqué s'être défendue. Elle a alors reçu « un coup de poing dans l'œil », a-t-elle relaté. Elle s'est dite encore sous le choc après cet épisode.

Une plainte déposée

Une plainte pour tentative de vol avec violence a été déposée dans la nuit au commissariat du 17e arrondissement de Paris. Une enquête a été ouverte par les services de police.

Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a réagi sur le réseau social X en déclarant : « J'adresse tout mon soutien à Jeanne d'Hauteserre, ancienne maire du VIIIe arrondissement, qui a été victime d'une agression insupportable en marge des célébrations pour la victoire du Paris Saint-Germain. »

Un bilan général des célébrations lourd

Cette agression survient dans un contexte de fortes tensions autour des rassemblements de supporters. Selon le parquet de Paris, environ 260 gardes à vue étaient en cours après les débordements. Deux personnes se trouvaient toujours dans un état d'urgence absolue. Une quarantaine de policiers ont également été blessés lors des incidents qui ont accompagné les festivités.

L'affaire intervient alors que la mairie du 8e arrondissement avait réclamé un « zéro rassemblement » pour éviter les incidents, une demande qui n'a pas empêché les débordements.