Le système de taxation appliqué à l’industrie pétrolière et gazière en Norvège favorise une sortie progressive mais lente des énergies fossiles, selon Jens Stoltenberg. L’actuel gouverneur de la banque centrale norvégienne a souligné que la concentration croissante de l’économie nationale autour de ce secteur suscite des interrogations.
Dans des propos récents, M. Stoltenberg a cependant indiqué ne pas nourrir d’inquiétude particulière pour la période qui suivra l’exploitation des hydrocarbures. Cette apparente contradiction entre un constat de ralentissement et une absence d’alarme traduit la complexité du débat norvégien sur la transition énergétique.
La Norvège est l’un des plus grands exportateurs de pétrole et de gaz au monde, et les recettes fiscales issues de ces activités représentent une part majeure du budget de l’État. Le régime fiscal en vigueur offre des déductions généreuses pour l’exploration et la production, ce qui, selon certains observateurs, freine la diversification économique et retarde l’adoption de sources d’énergie renouvelables.
Les déclarations de Jens Stoltenberg interviennent alors que plusieurs institutions financières internationales et organisations environnementales pressent Oslo d’accélérer sa transition vers une économie décarbonée. Pour le gouverneur, toutefois, le rythme actuel de sortie du secteur pétrolier n’est pas source de crainte, laissant entendre que le pays dispose de marges de manœuvre suffisantes pour s’adapter.
Le débat sur l’avenir post-pétrolier de la Norvège n’est pas nouveau, mais il prend une acuité particulière alors que la demande mondiale d’hydrocarbures montre des signes de ralentissement. La position de M. Stoltenberg, qui cumule une longue expérience politique et monétaire, pèse dans les discussions économiques nationales.