Les tensions autour du détroit d’Ormuz persistent alors que les Gardiens de la Révolution iraniens ont mis en garde les navires contre l’emprunt d’une voie maritime non approuvée par Téhéran. La marine du corps d’élite a averti que tout passage empruntant des couloirs autres que ceux désignés par l’Iran s’exposerait à des mesures de rétorsion. Cette nouvelle route, publiée plus tôt par Oman en coordination avec l’Organisation maritime internationale des Nations unies, n’a pas reçu l’aval de la République islamique, selon les Gardiens.
Rubio tente de rassurer les alliés du Golfe
Sur le plan diplomatique, le secrétaire d’État américain Marco Rubio est arrivé à Bahreïn pour une réunion du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Il a déjà effectué des escales aux Émirats arabes unis et au Koweït avant de se rendre dans la capitale Manama. Selon des responsables, Rubio doit garantir aux monarchies du Golfe que Washington protégera leurs intérêts sécuritaires et économiques dans le cadre de l’accord intérimaire conclu avec Téhéran. Il a réaffirmé que les États-Unis rejettent toute revendication exclusive d’un pays sur le détroit d’Ormuz et qu’ils ne saperont pas la sécurité de leurs alliés régionaux.
Désaccord sur le nucléaire iranien
Les divergences restent vives quant à l’avenir du programme nucléaire iranien. Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déclaré que ses inspecteurs retourneront sur les sites nucléaires iraniens. Toutefois, Téhéran insiste sur le fait que les inspections ne reprendront qu’une fois qu’un accord final avec les États-Unis aura été conclu, et non après l’accord intérimaire actuel.
Baisse des prix du pétrole
Sur le plan économique, le baril de brut Brent est tombé sous la barre des 73 dollars (environ 64 euros) pour la première fois depuis le début du conflit, le 28 février. Les prix du pétrole avaient grimpé jusqu’à 120 dollars le baril après le déclenchement des hostilités. Ce repli coïncide avec la réouverture progressive du détroit d’Ormuz et la multiplication des traversées de pétroliers.
Tensions au Liban
Au Liban, malgré les efforts diplomatiques et un cessez-le-feu, les tensions perdurent. Deux personnes ont été tuées lors d’une frappe israélienne sur la ville de Nabatieh, dans le sud du pays. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a indiqué que les forces israéliennes resteraient dans le sud du Liban même si les États-Unis demandaient un retrait.
Accusations iraniennes contre l’OTAN
Le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé l’OTAN de complicité dans ce qu’il qualifie de « guerre d’agression illégale », après que le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte, a exprimé le soutien des Européens aux frappes américaines et israéliennes. Téhéran estime que les membres de l’OTAN impliqués, notamment l’Italie et la Roumanie, doivent être tenus responsables de leur rôle.
Situation en Corée du Sud
Cinq navires sud-coréens supplémentaires ont traversé le détroit d’Ormuz sans incident, ce qui indique un assouplissement des restrictions de navigation. Séoul a précisé que treize de ses navires se trouvent encore dans la zone stratégique.