Le Premier ministre hongrois Péter Magyar a essuyé son premier revers majeur depuis son entrée en fonction. La championne d'échecs Judit Polgar, qu'il avait publiquement soutenue la veille pour la présidence du pays, a décliné la proposition, a-t-on appris de sources officielles.
Considérée comme la meilleure joueuse d'échecs de tous les temps, Judit Polgar aurait dû être nommée par le chef du gouvernement à la plus haute fonction de l'État. Mais l'offre a été refusée en moins de vingt-quatre heures, sans qu'aucune raison précise n'ait été rendue publique pour l'instant.
Cette décision intervient alors que la scène politique hongroise connaît des bouleversements depuis l'arrivée au pouvoir de Péter Magyar. Le choix de proposer une figure aussi respectée que Polgar visait probablement à incarner un renouveau et à rassembler au-delà des clivages partisans. Son refus constitue un coup d'arrêt à cette stratégie et ouvre une période d'incertitude sur la prochaine candidature présidentielle.
Judit Polgar, qui a marqué l'histoire de son sport en devenant à 15 ans le plus jeune grand maître international de tous les temps, homme ou femme, n'a pas fait de déclaration publique pour expliquer son retrait. Son entourage n'a pas commenté non plus les raisons de ce refus.
Le gouvernement doit désormais trouver une autre personnalité pour occuper le poste de président de la République, fonction largement protocolaire mais symboliquement importante. La rapidité avec laquelle le Premier ministre a dû encaisser ce refus pourrait fragiliser sa position encore naissante.