La justice française connaît un changement significatif dans le traitement des personnes accusées de terrorisme lié à la Syrie. En 2026, dix-huit des vingt-trois procès pour terrorisme programmés devant les cours d'assises visent des femmes ayant quitté la France pour rejoindre les rangs de l'organisation État islamique. Ces chiffres, issus des données judiciaires disponibles, indiquent une évolution dans l'appréhension pénale de ces « revenantes ».

Longtemps perçues comme des figures secondaires ou victimes de l'endoctrinement, ces femmes sont désormais jugées à l'égal des hommes. La justice française considère qu'elles ont joué un rôle actif au sein de l'organisation, que ce soit par leur soutien logistique, leur propagande ou leur participation directe aux actions du groupe. Ce changement de paradigme se traduit par une sévérité accrue des peines prononcées.

Cette tendance place la France en tête des pays européens en matière de répression judiciaire des femmes ayant fait le choix de rejoindre l'État islamique. Alors que d'autres nations adoptent des approches plus nuancées, mêlant poursuites et réinsertion, la justice française privilégie une ligne dure, alignée sur celle appliquée aux hommes. Les procès à venir permettront de préciser la jurisprudence et de mesurer l'impact de cette politique sur les justiciables et leurs familles.