La haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, a affirmé mercredi 3 juin que la Russie « panique » face aux récentes incursions de drones ukrainiens. Elle a particulièrement évoqué les frappes qui ont touché Saint-Pétersbourg, deuxième ville du pays. Cette déclaration intervient alors que les capacités de frappe à distance de Kyiv se sont développées ces derniers mois, multipliant les opérations au cœur du territoire russe. Selon Kaja Kallas, cette situation témoigne d'une perte de contrôle et d'une nervosité croissante au sein du pouvoir russe. La responsable européenne n'a pas fourni de détails supplémentaires sur les évaluations ayant conduit à ce constat, mais ses propos reflètent une lecture répandue dans les capitales occidentales. Les attaques de drones ukrainiennes, en ciblant des infrastructures stratégiques ou des zones éloignées du front, visent à démontrer la vulnérabilité du territoire russe et à exercer une pression psychologique sur le Kremlin. Saint-Pétersbourg, située à plus de 800 kilomètres de la frontière ukrainienne, avait été touchée dans la nuit du 1er au 2 juin par une vague de drones, sans faire de victimes selon les autorités locales. Kaja Kallas, en évoquant une « panique », semble valider l'efficacité tactique de ces opérations. Ses commentaires interviennent dans un contexte de tensions accrues, alors que l'Ukraine poursuit sa contre-offensive et que la Russie intensifie ses bombardements sur les villes ukrainiennes.